
Selon divers interlocuteurs avec lesquels nous nous sommes entretenus, au nombre des revendications des étudiants guinéens au Maroc figurerait en très bonne place de l’augmentation de la bourse.
Un projet dans ce sens serait en préparation par les autorités guinéennes. Dans ce projet, il serait question de faire passer la bourse de 50 dollars aujourd’hui, à 150 dollars américains pour ceux qui sont au niveau de la Licence et à 200 dollars américains pour le niveau Master. Mais étudiants décèle une certaine lenteur dans la conduite du dossier.
L’autre chose qu’ils souhaitent c’est l’établissement d’un échéancier de versement de cette bourse. Parce qu’autrement, dans les conditions actuelles, elle n’est versée qu’au bout de deux ans et demi. Les boursiers guinéens demandent également la régulation de cas d’omissions concernant certains étudiants. De même, pour ceux qui ont terminé les études, ils sollicitent l’intervention de l’Etat en vue du retour au pays.
C’est autour de l’ensemble de tous ces problèmes que les étudiants comptaient protester dans l’enceinte de l’ambassade de la Guinée au Maroc. Mais plus prompts qu’eux, les responsables avaient pris une longueur d’avance, en faisant appel à l’aide des forces de l’ordre marocaines. Ces dernières postées en grand nombre devant les locaux de l’ambassade en refuseraient l’accès aux étudiants manifestants.
Dans le milieu des étudiants, on parle même de répression. Des choses difficiles à vérifier. On peut cependant indiquer qu’au cours de l’entretien téléphonique que nous avons eu, un grand brouhaha régnait de l’autre côté du bout du fil. Révolté par cette attitude des autorités guinéennes, Mamadou Labbo, le leader de l’Association des stagiaires guinéens au Maroc (ASEGUIM) promet que si la situation demeure en l’Etat, « personne ne sortira de l’ambassade ».
Sur ce, il demande que le ministre guinéen des affaires étrangères « prenne toute sa responsabilité ».
GuineeConakry.info




















