
Les prévisions de l’Organisation Mondiale de la Santé sont effrayantes. Plus de dix mille contaminations en décembre(en Sierra Léone, Guinée et au Libéria), si des mesures sanitaires idoines ne sont pas envisagées. Ce qui fait que l’Afrique de l’Ouest, s’enfonce dans les entrailles de la maladie en enregistrant des victimes chaque jour. Le contrôle sanitaire des passagers du vol Conakry-Paris a été de rigueur ce samedi 18 octobre dernier. Une mesure qui amoindrit les risques de contamination mais n’éradique pas le ‘’fléau’’.
Vu sa progression rapide, Ebola fait que les bailleurs de fonds plient bagages dans ces pays en voie de développement. Aussi, l’éducation y souffre d’autant plus que les rentrées scolaires et universitaires deviennent incertaines. Le virus se propage et fait que la prise en charge sanitaire est faible et réduite dans ces zones vulnérables à l’épidémie. Malgré tout cela, bon nombre de personnes continuent de nier l’existence du virus tant en Guinée, en Sierra Léone qu’au Libéria !
Pourtant, depuis 1976 la fièvre hémorragique à virus Ebola existe. Le Congo Démocratique qui est le premier foyer de la maladie en Afrique, a eu une expérience dans la canalisation du virus en question; puisqu’aucun pays de l’Afrique orientale ne s’est plein d’une quelconque contamination. Ironie du sort, l’expérience congolaise n’a pas inspiré, ni même les grands laboratoires.
Heureusement que l’aide se multiplie de partout sur le continent ; l’envoi de 3 000 soldats-américains apaise les cœurs, même si Ebola continue son chemin à travers le monde. Mais, l’heure doit être à la sensibilisation des populations à la base jusqu’au plus haut sommet de la pyramide tant dans les pays atteints. En tout cas, les solutions javellisées et leur utilisation ne coûtent pas cher. Alors, courage !
Hippolyte BATUMBLA pour GCI
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