
L’épidémie en question a été diagnostiquée comme consécutive à la présence dans la zone du vibrion de choléra par l’Institut national de santé publique de Guinée, après les examens nécessaires au niveau de son laboratoire.
Selon les informations, du 2 au 16 février dernier, ce sont 101 cas de cholera qui avaient été répertoriés. De toute la zone, les villages de Kounyi, avec 80 cas et 7 décès, et de Youlayé, avec trois cas tous mortels, sont les plus touchés. Bien que le premier cas signalé laisse croire que la résurgence de cette épidémie trouve son origine en Sierra Léone, certains facteurs internes à la sous-préfecture de Kaback favorisent néanmoins son développement. Tout d’abord, il y a le fait que la zone soit marécageuse. Ensuite, on déplore l’absence de système de gestion des eaux usées, des déchets et de latrines. Par ailleurs, situés sur une île, les villages qui sont affectés sont d’accès difficile et sont caractérisés par une pénurie de carburant et de réseaux téléphoniques fiables. Autant d’éléments qui rendent l’intervention d’agents de santé compliquée et laborieuse.
Ceci étant, la représentation guinéenne du Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF) a réussi à mener un certain nombre d’actions en direction des personnes victimes. C’est ainsi qu’un lot de matériel visant à lutter contre le cholera à été acheminé dans la zone.
Ce sont notamment: 4 cartons de sels de réhydratation orale (SRO), de 30 cartons de soluté pour réhydratation par voie veineuse, de 45 cartons de Sur’Eau, d’un kit d’hygiène comprenant notamment des bols plastiques, des cartons de savons, 20 bidons de 10 litres.
A cette intervention concrète, l’UNICEF entend ajouter son appui en faveur de campagnes d’information, d’éducation et de communication pour diffuser des messages de prévention. Car, à en croire le représentant résident de l’UNICEF en Guinée, M. Julien Harneis, il faut « une stricte surveillance et des actions sur l’axe Forecariah-Coyah-Conakry y inclut les gares routières, et les débarcadères pour stopper l’expansion des cas de choléra ».
Salématou Diallo pour GuineeConakry.info




















