SANTE: Les médicaments de la rue tuent toujours

Plus qu’hier, la consommation des "médicaments de la rue" constitue encore un véritable problème de santé en Guinée. Le plus souvent surdosés ou même falsifiés ces médicaments contribuent de manière drastique à détériorer la santé publique. Les familles les moins nanties, qui n’arrivent pas à accéder aux produits vendus dans les pharmacies, sont naturellement les plus exposées. Le gouvernement qui a pris conscience du danger que représente la consommation de ces médicaments, s’apprête a engager une lutte sans merci contre ce fléau, à travers d’abord, une campagne de sensibilisation à outrance, suivie de la phase de répréhension des vendeurs récalcitrants, selon la loi... 21:13 7-10-2011

Sur les causes principales de la consommation quasi générale des médicaments de la rue, les compatriotes interrogés évoquent la pauvreté, plus précisément la faiblesse du pouvoir d’achat, qui ne permet pas aux familles à revenus modestes de se procurer les produits dans les officines pharmaceutiques.  Ainsi, « dans les boutiques du grand marché de Madina, vous avez une plaquette de paracétamol à moins de 500 Gnf contre 1000 à 1500 Gnf. C’est exactement la même chose pour les autres produits prescrits contre les maladies courantes comme le paludisme ou la dysenterie amibienne», témoigne un enseignant.

D’où la ruée vers la pharmacie par terre, qui a fini par conquérir tout un quartier dans le grand marché de Madina par exemple. Un lieu fréquenté journellement par des milliers de personnes, qui ne demandent pas mieux que des médicaments abordables. Un argument certes valide, mais qui ne suffit pas, de l’avis de nombreux spécialistes qui reprochent aux médicaments de la rue d’exposer les patients à des risques de surdose et même à des cas de complications. Vu que certains médicaments sont composés des substances dangereuses qui, au lieu de guérir, peuvent tuer.  C’est pourquoi argumente-t-on, l’élément essentiel pour guérir une maladie étant le médicament, il ne sert à rien de lésiner sur les moyens pour s’en procurer.

Tout un combat qui passe nécessairement par l’amélioration des conditions de vie des populations à la base et un renforcement considérable des contrôles au niveau des frontières pour empêcher l’entrée sur le marché des médicaments contrefaits. Un défi à la portée des services compétents de la Guinée, mais quand bien même difficile, pour qui sait que près de 50% des produits pharmaceutiques vendus dans le monde sont falsifiés.

Salématou Diallo pour GuineeConakry.info 

Recherche

Suivez-nous

GUINEE: Petit KANDIA "Birin Moulan"



  • Le célèbre chroniqueur est au cœur d’un bras de fer avec Mamadou Blaise Sangaré, conseiller spécial du Chef de l'Etat. Votre site avait relayé cette affaire portant sur des propos diffamatoires attribués à Ras Bath. Ce début de semaine mettra aux pr

Annonce