
Le chef de la Division Prévention et Lutte contre la Maladie (DPLM) du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique (MSHP), Dr Sakoba Kéïta a déclaré jeudi, 8 mars, au cours d’un entretien qu’il a accordé à l’AGP, que 159 cas cumulés de Choléra dont 16 décès ont été enregistrés, du 12 février 2012 au 6 mars, dans les préfectures de Forécariah, Boffa et dans la zone spéciale de Conakry. Selon Dr Kéïta, Forécariah a enregistré a elle seule, 144 cas pour 13 décès, tandis que, la Direction Préfectorale de la Santé (DPS) de Boffa n’a détecté que 14 cas dont 3 décès. A Conakry, précisément dans la zone de Kobayah, commune de Ratoma, seulement 1 seul cas a été détecté samedi dernier et confirmé en début de cette semaine par le Laboratoire National de Santé Publique (LNSP), pour 0 décès.
Le chef de la DPLM a précisé, que les zones insulaires ont été les plus touchées par cette maladie notamment, l’Ile de Kaback dans la préfecture de Forécariah, qui a enregistré le plus grand nombre de victimes.
Déjà, selon des chiffres que s’était procurée Unicef-Guinée, du 2 au 16 février 2012, rien que dans l’île de Kaback, on avait dénombré quelques 83 cas de choléra dont une dizaine de mortels. Désormais, on estime à quelques 130, le nombre de personnes ayant développé les symptômes du choléra. Parmi elles, quatorze n’auraient pas survécu. Cette alarmante progressive ne laisse pas indifférents les services sanitaires du pays. C’est ainsi que récemment une rencontre aurait réuni autour du ministre de la santé et de l’Hygiène publique, Dr. Naman Keïta, l’ensemble des partenaires nationaux et étrangers de son département en vue mettre en place une stratégie de synergie qui soit en mesure d’arrêter cette fulgurante progression.
Une action de grande envergure et d’une certaine efficacité est d’autant plus sollicitée que selon les projections faites par certains spécialistes, si la tendance ne s’inverse, ce sont potentiellement quelques 8 000 personnes qui sont exposées avec des risques de décès estimés à 10 %.
Il faut préciser que le choléra est une maladie que l’on contracte avec la consommation de l’eau ou d’autres aliments souillés ou sales. Elle se manifeste par des douleurs abdominales et une diarrhée continue, accompagnée d’une forte déshydratation. Très souvent, les victimes meurent au bout d’un certain temps. Par ailleurs, il s’agit d’une maladie très contagieuse.
Alors, il est à espérer que tout ce qui devra être fait le soit avant que ce ne soit trop tard.
GuineeConakry.info /Agence Guineenne de Presse




















