
Cet enfant camerounais que la mort a violemment arraché à la vie, était-il en train de jouer librement, inconsciemment en pleine chaussée ? Ou, était-il là, attiré par le bruit du convoi de véhicules 4x4, déchirant le lourd silence de la forêt tropicale ?
On ne le saura peut-être jamais. Mais il faut bien, de cette triste affaire, tirer les incontournables leçons, pour qu’à l’avenir, on évite au maximum de tels accidents, dont les conséquences au niveau de la compréhension communautaire sont gravissimes. Ce sont des effets collatéraux ravageurs, car ils peuvent être interprétés par des populations frustrées ou craintives, comme les signes d’un comportement prédateur.
La vitesse à réduire
Le cortège roulait à vive allure. Plus de 100 kilomètres à l’heure ! Sur ces pistes africaines escarpées, cabossées et parsemées de nids de poules, voire de trous d’éléphants; une telle vitesse est peu recommandable. Surtout que des virages dangereux attendent toujours les chauffeurs les plus aguerris…
Les convois
Hélas, souvent en zones d’urgence, les missionnaires onusiens, pour vaincre leur ‘’peur’’ ou pour affronter les forces rebelles, ont des convois constitués de nombreux véhicules 4x4 qui traversent les sentiers villageois, soulevant à leur passage des nuages de poussière, qui soulèvent à leur tour les récriminations des populations locales.
Le geste de Samantha Power
Informée un peu sur le tard, Samantha Power a eu le cœur de revenir sur ses pas, pour présenter, le plus humblement possible, ses condoléances aux familles éplorées. Ce geste-là, a quelque chose d’humainement bienfaisant. Dans cette forêt infestée d’insurgés de Boko Haram dont les crimes sont courants, et la banalisation de la mort imprégnée dans leur culture, il est touchant et réconfortant de voir l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, apporter son acte contrition, son immense regret devant la mort de cet enfant, dans un contexte de terrorisme ambiant.
Maria de BABIA
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