
Que s’est-il réellement passé ?
Selon des sources et indiscrétions à la RTG, ‘’Körö Alpha Puissanci’’ aurait en personne donné l’ordre au Directeur général de la station, Mamadou Dia, à travers un coup de fil, de faire suspendre ces trois journalistes. Notamment : le Directeur de la Télévision nationale, Siré Dieng, Marie Louise Sanoussy et Ibrahima Ahmed Barry, ex Directeur général de la maison, à l’avènement du CNDD. Vraie ou faux, en tout cas c’est ce qui nous a été rapportée d’une source qui travaille dans la boite.
La deuxième version des faits, indique que les victimes (journalistes) auraient été informées par les bons soins du Secrétaire général de la Télévision nationale, Mahmoud Barry, du sort qui devait les attendre.
D’ailleurs au cours, d’une émission interactive d’une des radios privées de la place, Siré Dieng, une des victimes, a déclaré «…qu’il n’était pas en mesure de dire les raisons de cette suspension… ». Quant à Marie Louise Sanoussy, il lui serai reprochée dit-on, de ne pas avoir pu montrer toutes les images de l’inauguration de l’hôpital de Kipé. Où le Président de la république, Alpha Condé, était présent. Mais cela, ce n’est pas du tout évident. Du moment où ce sont les techniciens qui font les montages et le présentateur ne fait que suivre… Donc, si tel est le cas, elle n’a servi que de ''bouc émissaire''.
Mais le plus étonnant dans cette affaire, qui lui confère d’ailleurs son caractère ‘’louche et flou’’, le Directeur général de la RTG, M. Dia, ne serait pas au bain de cette affaire. Il nierait ne pas être au courant. Il est évident qu’il y a anguille sous roche dans cette affaire. Parce qu’il est clair, en tant que premier responsable de la boite, à priori, une décision d'une telle envergure ou une affaire d'une telle dimension ne peut se passer sans qu’il n’en soit le déclencheur ou sans être au courant.
Mais à voir en profondeur, l’on se rend compte que quelque chose ne va pas. Nulle part et encore moins au tableau d’affichage de la maison, il n’est donne de lire l'acte de suspension: une note de service dont le contenu mentionnerait que les journalistes cités plus haut sont fautifs de ceci ou cela, et par conséquent, ils écopent telle ou telle sanction. Rien de tel. Une sanction en somme virtuelle, mais toute reelle.
Pour l’heure, en entendant que la vérité jaillisse, nos trois confrères de la RTG sont mis de côté. Coupables ou accusés à tort ?
A rappeler que l’ONG, Reporters sans frontières (RSF), au cours d’une conférence de presse à Conakry, avait fait savoir son interrogation «…sur les raisons de cette décision qui leur a été simplement notifiée verbalement et demande des explications » aux autorités concernées.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















