RFI: Pourquoi la "Radio mondiale" est-elle en grève?

Dans les pays africains de langue française notamment, Radio France Internationale est quasiment entrée dans les mœurs. C'est dire que la grève du personnel de "la radio mondiale" ne passe point inaperçue. Chaque fois que le reflexe conduit à tourner le bouton de son poste récepteur pour le fixer sur la fréquence de relais de RFI, et que l’autiteur est bombardé en permanence d’une musique, certes langoureuse, mais à laquelle il ne s'attend pas aux heures d'infos, c'est un véritable malaise qui s'empare de lui, comme de tous les habitués de cette grande chaine. Cependant, ce n’est pas une raison pour que nos confrères de RFI se laissent dépouiller de tous leurs droits par la direction de "la radio mondiale"... 14:46 30-11-2011

Désormais, à l’opposition au principe même et aux conditions de la fusion entre RFI et France24, les syndicats réclament le gel des instances représentatives du personnel que sont le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), le CE et le CA. Ces structures étaient convoquées le lundi 28 novembre par la direction de RFI, en vue d’entériner la décision de fusion. Tout indique que les désagréments causés par le bras de fer entre la direction de Rfi et les salariés de cette grande maison de radio, sont partis pour s’inscrire dans la durée. A moins d'une agréable surprise...

En effet, à l’issue d’une Assemblée générale qui s’est tenue le mardi 29 novembre, l’ensemble des syndicats représentant le personnel salarié de la radio mondiale a décidé de reconduire la grève. Désormais, à l’opposition au principe même et aux conditions de la fusion entre RFI et France24, les syndicats réclament le gel des instances représentatives du personnel que sont le CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail), le CE et le CA. Ces structures étaient convoquées le lundi 28 novembre par la direction de RFI, en vue d’entériner la décision de fusion.

C’est d’ailleurs la volonté de cette direction de rendre coute que coute effective cette fusion, sans attendre une décision de justice sur la question prévue le 16 janvier prochain, qui a précipité la grève. Bien que se conformant à une décision rendue par la cour d’appel de Paris du lundi dernier, la direction ait renoncé à la convocation de l’Assemblée générale extraordinaire qui devrait sceller l’étape ultime de la fusion, le fait qu’elle s’obstine malgré tout à consulter les instances avant la date du 16 janvier est perçue par les syndicats comme « une détermination à passer en force ».

Or, le personnel de RFI dit craindre avec cette fusion la perte de son indépendance éditoriale, vu qu’à la fin du processus, les deux rédactions seront fusionnées en une. Les travailleurs de la radio mondiale perçoivent également avec une certaine déception le déménagement qu’ils auraient à faire pour rejoindre l’emplacement actuel de la chaine France24, situé à Issy-les-Moulineaux, en banlieue parisienne.

Sur l’impact de la grève, les deux parties sont totalement opposées. Du côté de la direction, on estime la perturbation des programmes de la radio à environ 20 %. Alors que les syndicalistes, saluant le caractère unanime de la mobilisation situent cette perturbation à 95 %. Bien que les auditeurs africains ne disposent d’aucun instrument de mesure pour statuer entre les deux parties, ils peuvent néanmoins penser que les syndicalistes sont beaucoup proches de la réalité, dans la mesure où la perturbation opérée est loin d’être insignifiante.

En tout cas, ils espèrent que la rencontre entre les syndicats du personnel de RFI et le patron du Quai d’Orsay, Alain Juppé, leur permettra de retrouver leurs programmes préférés.

Salématou Diallo pour GuineeConakry.info

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