
L'Indépendant N°867 du jeudi 28 janvier 2010 analyse les priorités que le tout nouveau Premiers ministre s'est assigné à l'occasion de sa prise de fonction. L'hebdo du jeudi rapporte : «Pour Jean-Marie Doré n'aura pas à faire de projection sur le lointain. Il s'agira donc d'un gouvernement de rigueur, pragmatique et d'actions perceptibles pour aboutir à des élections crédibles et réussies, indispensables à un retour constitutionnel. La fonction principale de son gouvernement, persiste-t-il, sera de conduire le pays vers des élections libres et crédibles, pour permettre enfin aux Guinéens d'élire leur choix. Ce qui, précise Doré, se fera avec l'appui de la communauté internationale, qui n'a pas quitté la Guinée d'une semelle, depuis décembre 2008. Ensuite avec l'aide de la communauté internationale, le gouvernement devra de concert avec le Président de la Transition, le général Sékouba Konaté, s'attendre à la restructuration de l'armée. Cette armée qui, dit-il, a un passé glorieux, qui s'est illustrée dans la lutte contre la colonisation de certains Etats africains. Pour lui, si notre armée est ce qu'elle est aujourd'hui, c'est parce qu'elle été abandonnée à son sort ».
La Croisade N°295 du 4 févier 2001, se penche sur la crise qui secouerait l'instance dirigeante de l'UFDG. « Le torchon brule entre Bah Oury et Cellou Dalein Diallo ». L'hebdomadaire guinéen explique : « L'UFDG est en proie à une guerre silencieuse au sommet. Une véritable querelle de leadership. Plus rien ne fonctionne normalement entre le Président du parti, Cellou Dalein Diallo et le Président fondateur, Bah Oury. Et, pour cause, Bah soupçonne Cellou Dalein d'être en train de l'écarter progressivement de la gestion et la représentation du parti au profit de son ami Alioune Condé, ex ministre des transports. Ces derniers temps, c'est en effet, ce dernier qui représente le parti et parle en son nom. Alors que ce dernier n'est arrivé dans la formation politique qu'après son remerciement du gouvernement Conté, contrairement à Bah Oury qui a trainé sa bosse un partout sur la scène politique nationale. Il a même été arrêté en 1992 par le régime du général Lansana Conté. Alioune condé qui devient le bras droit de Cellou Dalein, est même dans le collimateur de la commission d'audit pour sa gestion, en tant que ministre des transports. Ce qui crée une confusion dans la tête de nombreux militants et sympathisants de l'UFDG qui ne comprennent pas les raisons de l'écartement de Bah Oury, au profit d'Alioune Condé ».
Le Démocrate N°491 du mardi 2 février 2010 titre « Accusé de détournement, Idrissa Thiam rattrapé par son passé ». Le journal raconte : « Idrissa Thiam, ancien Directeur du protocole de Lansana Conté serait sous les verrous au PM3, depuis près de 3 semaines. M Thiam a été arrêté par la gendarmerie dans le cadre du fameux dossier de fonds koweitien. Idrissa Thiam qui était tombé en disgrâce avant même la disparition du général Lansana Conté, va désormais être confronté à la justice. En effet, ce proche du président défunt qui a fait la pluie et le beau temps sous la deuxième république, doit répondre des accusations portées contre lui, portant sur le détournement d'un fonds estimé à 40 millions de dollars US, qui était affecté à la Guinée par le Koweit, dans le cadre de la coopération bilatérale. Cet argent n'aurait pas été utilisé à bon escient, dit-on. D'ailleurs, il aurait pris une autre destination. Des révélations faites dans la presse ont incriminé le Directeur de protocole de Lansana Conté. Et, votre semainier fut un des premiers à lever ce gros lièvre, au temps où M. Thiam était encore très puissant... Pour ne pas dire au sommet de la gloire. L'homme était parmi les décideurs de la république et en faiseur de roi, il pouvait nommer qui il veut à des postes de ministre... C'est dire que cet intouchable n'avait rien à craindre sous l'ère Conté. Même si vers la fin du régime, il avait été évincé, pour avoir falsifié un décret. Ce limogeage ne lui avait pourtant pas fermé les portes du palais. Car Idrissa est un neveu de Conté, et leur proximité aurait permis au directeur de bien profiter de ses fonctions ».
Le Consensuel N°9 du 4 février 2010 s'étonne quand il titre en première page, « Dadis le miraculé». L'hebdo guinéen explique: « Dans l'attente des résultats de la commission internationale sur les responsabilités du 28 septembre 2009, le capitaine Moussa Dadis a été victime d'attentat le 3 décembre 2009, dans l'après midi, par son propre aide de camp, le capitaine Aboubacar Sidiki Diakité alias Toumba. Selon ses propres termes, il aurait mortellement atteint le Président et que ses jours seraient désormais comptés. Transporté d'urgence sur Rabat le 4 décembre, à l'hôpital du Roi pour y subir des soins, le capitaine Dadis a fait l'objet de toutes les supputations. La sortie de l'auteur de la tentative de d'assassinat, en a rajouté aux spéculations les plus folles. Donné pour mort, puis métamorphosé, c'est sur une chaine de télévision étrangère que les Guinéens ont vu l'avion à bord duquel, leur président a été débarqué à Ouagadougou. Cette annonce suscita un double effet: l'espoir chez de nombreux partisans de Dadis, le désarroi et la hantise chez ses adversaires. C'est bel et bien dans ce climat qu'intervient l'accord d'Ouagadougou que personne n'attendait ».
A bientôt, si vous le voulez bien!
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















