REVUE DE PRESSE du lundi 26 octobre 2009

Le sommet de la CEDEAO, le dialogue politique national et la journée pays mort ou encore la proposition de médiation à la crise guinéenne par le guide libyen, Mouammar El Kadhafi, sont entre autres les sujets que les journaux guinéens développent dans leurs colonnes au cours de la semaine qui se poursuit...

Le Reporter N° 16 du 26 octobre 2009, en page 6 titre, « Le sommet de la CEDEAO à Abuja, la montagne accouche d'une souris ». Pour le bimensuel d'informations générales et d'analyses : «  Le 27 octobre dernier était considéré par bon nombre d'observateurs comme une journée de tous les enjeux et de tous les dangers. Et, pour cause, les oiseaux de mauvais augure avaient déjà prédit l'apocalypse pour la Guinée et le pouvoir actuel. Malheureusement, pour ces petits politiciens aux petits pieds, le ciel ne nous est pas tombé sur la tête. Encore moins sur la tête du capitaine Moussa Dadis Camara, devenu pour eux l'homme à abattre à tout prix. Cela malgré la combine de Umaru Y'Aradua et Ibn Chambas appuyés par la France et et l'Amérique aux mains immaculées de sang de palestiniens, de Pakistanais sans parler de la Côte d'Ivoire, du Gabon ou de la République Démocratique du Congo. A l'issue du sommet abusivement qualifié de sommet crucial, c'est un embargo qui a été pondu à travers un communiqué laconique. La montagne venait alors d'accoucher d'une petite souris, en lieu et place de la tête de Dadis que nos politiciens en mal de publicité voulaient... ».

L'Informateur N°005 du 22 octobre 2009 rapporte «  ce n'est pas le Forum des forces vives qui a initié les manifestations du 28 septembre 2009, ce sont des partis politiques qui en constituaient la composante la plus radicale. Le conseil national de la société civile y les syndicats qui sont une autre composante, non moins importante, n'ayant pas jugé nécessaire de se joindre à eux, pour la simple raison que les souvenirs douloureux des événements de janvier et février 2007, sont encore frais dans la mémoire collective.  Et surtout parce que depuis toujours, les manifestations de rue ont toujours fait l'objet de répressions sanglantes, avec des blessés et des morts. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, fallait-il vraiment donner une autre occasion d'endeuiller les populations? Aussi, se demande-t-on, si la retenue du coté des forces vives, n'aurait pas été une solution pour éviter l'irréparable? De part et d'autre il pose un cas de conscience que seuls les leaders politiques qui ont recouru aux manifestations, malgré les interdictions, et les autorités en place pourraient apprécier. Toutefois, la sortie massive des citoyens dans la rue pour des raisons politiques, aura été une entreprise trop coûteuse pour la Guinée, qui était déjà confrontée à bien d'autres préoccupations. La raison de la manifestation était -aussi absurde qu'elle paraît- la désapprobation d'une candidature du chef de l'Etat, le capitaine Moussa Dadis Camara à la très prochaine élection présidentielle. Sur la question, un simple dialogue n‘aurait-il été la voie la mieux indiquée, puisqu'après tout ce qui est arrivé, le retour au dialogue aujourd'hui est le seul recours pour une sortie de crise?»

Le Démocrate N°477 du mardi 27 octobre 2009 s'intéresse à la rencontre tenue à Conakry sur la proposition du guide libyen de faire office du second médiateur de la crise guinéenne. L'hebdomadaire du mardi titre, « Le Guide libyen met le pied dans les plats ». Et pour cause, le Démocrate développe, « le lundi 19 octobre, alors qu'une pluie de condamnations s'abattaient sur la junte au pouvoir à Conakry, suite au massacre du 28 septembre, le guide libyen, Mouammar Kadhafi a, une nouvelle fois, surpris en déclarant haut et fort que la communauté internationale n'a pas le droit de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Guinée, qui reste à ses yeux, un Etat indépendant et souverain. Une intervention qui, comme il faillait s'y attendre, a donné lieu à des commentaires et des interprétations de toutes sortes....En agissant ainsi, le colonel Kadhafi donne raison à ceux qui pensent que c'est un homme qui aime ramer à contre courant de l'histoire. Il est à ce jour l'un des rares, pour ne pas dire le seul dirigeant africain, qui semble avoir choisi d'encourager ouvertement la prise et la gestion du pouvoir par la voie anticonstitutionnelle. En prenant faits et causes pour général Mohamed Ould Abdel Aziz dans la crise mauritanienne, il s'est attiré les foudres des leaders regroupés au sein du front anti-putsch. Au Niger à la grosse déception de l'opposition, il n'a pas tardé à apporter son soutien à Mamadou Tandja qui, au lieu de respecter scrupuleusement la constitution, a préféré passer les tripatouillages et des manœuvres politiciennes pour se maintenir au pouvoir ».

Le Démocrate N°477 publie en outre en intégralité le communiqué N°7 du forum des forces vives de la nation dont le contenu est le suivant  « à l'initiative des femmes des forces vives, le forum des forces vives de Guinée invite le peuple de Guinée à faire du mercredi 28 octobre 2009 une journée de protestation de prières et r de recueillement pour toutes les victimes du 28 septembre...».

A bientôt, si vous le voulez bien !

Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info

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