REVUE DE PRESSE du lundi 2 novembre 2009

La crise ayant caractérisé la célébration de l'an 51 de la fondation de l'armée guinéenne, l'inflation monétaire et ses implications sur l'économie nationale ; ou encore la flambée des prix sur le marché national, ont été les principaux sujets qu'ont traités les journaux guinéens au cours de la semaine qui s'écoule...

Eco-Vision N° 91 du lundi 2 novembre s'attaque à la montée en flèche des prix des produits de première nécessité sur le marché national.  En page 8, l'hebdomadaire guinéen d'actualité économique rapporte :« Comme la situation du pays, l'évolution des prix commence à inquiéter le Guinéen lambda. Cela depuis la répression sanglante de la manifestation de l'opposition le 28 septembre 2009. La dégringolade de la monnaie nationale handicape le panier de la ménagère. Et pour toucher du doigt cette réalité, autrement dit pour s'enquérir de la réalité en place, il suffit de faire un tour dans les marchés de la capitale au lendemain des journées ''ville morte'' décrétées par les femmes des forces vives de la nation. Tous les prix ont en effet augmenté de manière vertigineuse».

La Nouvelle Elite N° 56 du 3 novembre 2009 s'intéresse particulièrement à la dépréciation de la monnaie locale  quand il titre en  page 2, « Alhassane Barry, oiseau de mauvais augure » qui, en tant que gouverneur de la Banque centrale de la république de Guinée, selon le journal, serait, dans une large mesure responsable des problèmes. Se référant aux échos de la conférence de presse donnée  l'occasion   de la 4ème session du Conseil d'administration de ladite institution, La Nouvelle Elite rapporte : « Plutôt que de voir en face un gouverneur de banque qui rassure en temps de crise, c'est un oiseau de mauvaise augure que les confrères journalistes présents ont découvert. Alhassane Barry, faisant l'état des lieux de la politique monétaire, n'a pas hésité à prédire le scénario zimbabwéen. C'est-à-dire une inflation politique des plus catastrophiques. ''trop tendre pour être gouverneur d'une banque'' serait-on tenté de dire....Ce qui intrigue dans cette sortie peu honorable du gouverneur, ce n'est pas le fait de vouloir tirer la sonnette d'alarme, un droit que personne ne lui dénie, en tant que premier responsable de notre monnaie, mais quand il feint d'ignorer que toute politique monétaire repose sur la confiance.  Or en Guinée, c'est lui qui est le premier garant de cette confiance. En ce que nous sachions, ce n'est ni un chirurgien dentiste, ni un météorologue que le Président a bien voulu placer à la tête de la première institution bancaire du pays, mais plutôt un banquier ».

La Guinée Nouvelle N°005 du 4 novembre 2009 revient sur la célébration de l'an 51 de la création de l'armée guinéenne. La fête anniversaire d'une armée qui, selon la toute nouvelle parution sur le marché de journaux, « sur le plan interne, par la faute de nos dirigeants, a toujours réprimé les manifestations. Les souvenirs du juin 2006, de janvier et février 2007 et ceux du 28 septembre 2009 sont vivaces. Raison pour laquelle, les autorités actuelles demandent une véritable réconciliation entre le peuple et son armée. Cette armée connaissant de profonds malaises, a besoin de soigner son image, pour devenir une armée républicaine au service du développement. Ceux qui s'agitent aujourd'hui contre la Guinée devraient plutôt l'aider à trouver des moyens à faire une refonte de la grande la grande muette ».

En page 2, Le Démocrate N° 478 du 3 novembre 2009 publie un large commentaire sur le dernier remaniement ministériel. Le journal du mardi s'intéresse particulièrement à ce qu'il a appelle « le cas Louis M'Bemba ». Dans son approche, Le Démocrate rapporte, « c'est Louis M'Bemba Soumah qui faisait office de N°2 du ministère de la fonction publique, qui a été désignée pour remplacer son ministre. Certains observateurs se disent surpris que celui sui passait pour l'un des piliers du monde syndical se soit plié à ce jeu, après le carnage commis par la junte contre la population.

Ce que ces observateurs ont oublié, c'est que Louis M'Bemba n'est plus le même depuis sa cooptation par la junte pour occuper les fonctions du secrétaire général de la fonction publique. Cette nomination s'inscrivait dans le cadre d'une stratégie bien simple mise en place par le conseil national pour la démocratie et le développement, (CNDD) visant à ramener les grandes gueules du syndicat dans son camp. On se souvient encore du duo Louis M'Bemba Soumah - Sory Sangaré au temps où ils présidaient respectivement aux destinées du syndicat des enseignants et chercheurs de Guinée et la fédération professionnelle des enseignants de Guinée».

La Nouvelle Tribune du 4 novembre 2009 qui a publié un large commentaire sur le la médiation du Président Blaise Compaoré. L'hebdomadaire qui revient dans le kiosque après plusieurs mois se demande «Burkina Faso où la fin du blocage: faut-il rêver? ». Et, pour cause, rapporte le journal : «La lutte engagée contre les narcotrafiquants, l'insécurité les mauvaises pratiques dans l'administration notamment la corruption, le détournement des deniers publics ...bref toutes les bonnes intentions du CNDD sont devenues des lettres mortes. Et, le dialogue politique national  nécessaire pour la bonne marche de la transition, en sort avec ce tableau pas du tout rempli. Le tout chamboulé par le massacre du Stade du 28 Septembre contre les populations civiles. Le CNDD, initiateur de la transition, en sort avec ce tableau pas du tout reluisant... ».

A bientôt, si vous le voulez bien !

Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info

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