
Le Regard N°67 du 18 août 2010 se demande après l'élection d'un nouveau président en Guinée, ‘'Quel va être le sort du Capitaine Moussa Dadis Camara ?''
Des informations concordantes en provenance du Burkina Faso indiquent que le capitaine Moussa Dadis Camara à l'écart du pays jusqu'à la fin du processus électoral, n'en suit pas moins une campagne... dont l'issue pourra finalement décider son sort.
Ceux, qui l'ont vu récemment sont d'accord sur un point pour dire que Moussa Dadis Camara va bien. Il a repris du poids, se déplace facilement et, malgré toutes ses facultés.
« Il est bien plus calme » assure un conseiller du président burkinabé, Blaise Compaoré. « Il n'a plus de colères comme par le passé » confirme un de ses amis, qui lui rend régulièrement visite. Un Moussa Dadis plus apaisé mais pas pour autant rassurer. Surtout depuis qu'il a eu connaissance de l'accord du 1 janvier (révélé par nos confrères) entre Sékouba Konaté, alors numéro deux de la junte, André Parant, conseiller Afrique de l'Elysée, et Johnny Carson, son homologue américain. A Rabat ; où Dadis Camara était soigné après l'attentat manqué contre sa propre personne, le général Konaté, qui allait assurer l'intérim, promettait entre autres aux Français et aux Américains qu'il ne laisserait pas Dadis revenir en Guinée avant la fin du processus électoral. La pilule est dure à avaler. Sékouba disait, à Ouagadougou, quand il s'est fait remettre le pouvoir en janvier, que le chef de la junte était en convalescence et libre de ses mouvements. On se doutait qu'il n'en était rien. Dadis en a aujourd'hui la preuve.
Son pas, lui manquent assurément, mais ne lui empêche point de se déplacer comme il veut. Seulement les mauvaises langues affirment que le Burkina pays au climat, hostile n'est pas un environnement propice pour lui à la récupération physique. « Il doit aller faire des examens, mais n'ose plus se retourner au Maroc faute de confiance » disent certains.
Partant de ces faits... Une folle rumeur s'est répandue sur Conakry la semaine dernière annonçant la présence de capitaine Moussa Dadis Camara en terre malienne. Pour dit on, aller respirer l'air de la capitale malienne (Bamako) qu'il avait tant souhaité depuis son escale Burkinabé en provenance de Maroc où il suivait son traitement depuis le 3 décembre 2009 suite à l'attentat manqué contre sa personne.
Peu après, certains de nos confrères de la place ont eu l'opportunité de prendre contact avec lui au téléphone pour en savoir plus. Le capitaine Moussa dais Camara a catégoriquement qualifié la nouvelle de l'intoxication. Il affirme haut et fort dans cet entretien qu'il se sent bien au Burkina Faso où il poursuit paisiblement sa convalescence.
« Mon état de santé actuel, grâce à Dieu et aux prières de tous les guinéens s'améliore progressivement. Je ne me plains pas assez, tout est rentrer en ordre... » Précise t-il.
S'agissant son retour au bercail qui a également fait assez de bruits à Conakry ces derniers moments, le Capitaine convalescent dit que son plus grand souci actuel est que les élections puissent se dérouler dans les conditions requises. Des élections qui permettront aux citoyens guinéens de désigner librement eus dirigeants dans l'intérêt supérieur de la nation. « Il faut qu'il y ait d'abord des élections libres, transparentes et crédibles. Et ce, pour que les guinéens puissent voter vraiment dans la quiétude et qu'il puisse y avoir la paix dans le pays.
En ce moment, je serais fière de rentrer en guinée tranquillement sans aucun problème. Mais tant que le pays n'est pas sur une bonne voie dans la paix, je ne s'aurais me prononcer sur mon retour. Tout simplement par ce que ce serait rentrer dans une situation que je ne souhaitais pas... »
A la question de savoir si le capitaine Dadis compte donner une consigne de vote pour le second tour qui aura lieu le 19 septembre prochain entre Cellou Dalein Diallo de l'UFDG et Alpha Condé du RPG, le convalescent Dadis affirme tout simplement que ce la ne relève pas de son devoir.
« Je souhait vraiment aux deux candidats : bonne chance dans la sérénité, dans l'esprit patriotique pour que le meilleur gagne dans la transparence. Vouloir donner une consigne, c'est dire que je prends position pour l'un au profit de l'autre. Ce qui n'est pas bon et qui ne relève pas de ma probité morale. Ce pendant, j'apprécie les deux candidats et leurs programmes. Pour le reste, je pense que c'est la population qui peut se déterminer pour voter librement et choisir son candidat dans un climat favorable » dixit le capitaine Dadis.
Il faut retenir que c'est le 23 décembre 2008, suite au décès du général Président Lansana Conté que le capitaine Moussa Dadis Camara et ses compagnons d'armes du CNDD (Conseil national pour la démocratie et le développement) ont pris le pouvoir. Dans leurs premières déclarations, ils ont solennellement promis devant Dieu et les hommes d'organiser des élections libres et transparentes dans un court délai a fin de remettre le pouvoir aux civils et que les militaires se retournent dans les casernes pour sécuriser le pays, les citoyens et leurs biens sur l'ensemble du territoire national. Malheureusement, après plusieurs tractations entre civils politiciens et militaires au pouvoir, le train de la transition a tragiquement dérapé le 28 septembre 2009 après une manifestation organisée par un certain nombre de leaders politiques du pays. Il y a eu la sanglante répression de la manifestation qui avait fait ce jour-là, selon l'ONU, quelque 150 personnes tuées. Ce qui a suscité une vague condamnation dans le monde. Le 3 décembre 2009, le capitaine Moussa Dadis Camara a fait l'objet d'une tentative d'assassinat de la part de son ancien aide de camp Aboubacar « Toumba » Diakité. Il sera d'urgence transporté au Maroc pour des soins intensifs. Son état de santé fortement dégradé, le pouvoir sera confié provisoirement à son ami Sékouba Konaté pour une période de transition. Ainsi surviendra la signature des accords de Ouagadougou le 15 janvier 2010, Dadis passera le témoin à Sékouba Konaté pour mener la transition jusqu'aux élections. Et depuis, les Guinéens caressent de plus en plus l'espoir que ces élections libres et transparentes soient organisées en 2010 dans leur pays.
Aujourd'hui, le Général d'armée Sékouba Konaté, a posé dans ce sens, des actes hautement significatifs et qui témoignent de sa volonté de quitter vite le pouvoir en organisant le premier tour des présidentielles le 27 juin passé pour un retour effectif à l'ordre constitutionnel. Les Guinéens sont dans l'attente du second tour qui est d'ailleurs prévu le 19 septembre prochain dans le pays.
En attentant, Dadis (selon notre source), vit modestement à Ouaga, pris en charge par l'Etat burkinabé. Il attend aujourd'hui avec anxiété la tenue du second tour de la présidentielle qui offrira à la Guinée, son premier président démocratiquement élu depuis son accession à l'indépendance nationale le 2 octobre 1958. Son sort dépendra grandement de l'attitude De ce nouveau président vis-à-vis des poursuites relatives au massacre du 28 septembre. Ce qui veut dire qu'il a toujours au-dessus de sa tête, une épée de Damoclès : celle d'un procès national ou devant la cour pénale internationale. »
La Lance N°706 du 18 août 2010 se rend à l'institut Valéry Giscard D'Estaing de Faranah et se penche sur le sort des étudiants abandonnés. Depuis la veille des élections présidentielles du 27 juin, les étudiants de l'institut supérieur agronomique et vétérinaires (ISAV) de Faranah se disent abandonnés à leur sort en craignent pour l'achèvement des cours.
« Selon les informations données par nombre d'étudiants, le directeur général M Fara Bailo Diallo aurait volontairement accordé une période de congés allant du 21 juin à la fin du second tour qui était initialement prévu par la CENI le 18 juillet. Ces congés semblent mal perçus par ces derniers. Car, selon eux, ce repos interminable présente une autre facette financière très tendue pour ceux qui sont restés sur place. Absorbés par les quartiers, ils ne peuvent plus subvenir aux besoins quotidiens. Depuis deux mois ils sont là sans pécule. L'achèvement des programmes de cette année scolaire les préoccupe aussi.
Cependant le directeur général, joint au téléphone martèle que ces congés n'étaient pas fortuits. Ils devraient permettre aux étudiants de voter dans les lieux où ils ont été enrôlés : "à la veille des élections, le PM avait effectué une visite à Faranah, au cours de laquelle les étudiants ont exprimé leur inquiétude à savoir comment ils pourraient-ils voter alors qu'ils ne sont pas tous enrôlés à Faranah. Ainsi, nous avons décidé unanimement, avec le corps professoral et la direction, lors d'une réunion, d'accorder un congé aux étudiants afin de leur permettre de voter là où ils ont été enrôlés. Parlant des bourses, ils doivent comprendre qu'ils ne peuvent pas percevoir leurs bourses étant en congés, ils sont partout en Guinée. Au retour des congés ils auront automatiquement les deux mois (juin , juillet). Au moment où je vous parle les étudiants de la 5ème année reçoivent les deux mois et ceux de la 1ère et 4ème année seront payés à la reprise. Et aujourd'hui, 2 août à partir de 12h, nous devons tenir une réunion pour statuer sur une date pour la reprise, et certainement, ça sera lundi 9 août". Parlant des programmes, M. Diallo renchérit, "Je peux vous rassurer que les programmes pourront être achevés, donc ils doivent se débarrasser de cette inquiétude».
Le Démocrate N°519 du 17 août 2010 interviewe Hadja Aminata Mame Camara, la
Vice-présidente de La Céni. C'est à travers la décision N°048 de la CENI, portant nomination d'un intérimaire que le président de la Commission 2lectorale Nationale Indépendante, retenu en France pour des examens et soins médicaux, a décidé de nommer Mme Hadja Aminata Mame Camara, dans les fonctions de présidente par intérim, à compter du lundi 9 août 2010, jusqu'au retour du président ben Sékou Sylla. Au moment où les acteurs de la transition abordent le second tour, la Ceni, elle, change de chef. Le Démocrate a rencontré la nouvelle présidente par intérim de la CENI pour parler des préparatifs sensés assurer la réussite du second tour.
« Le Démocrate : Bonjour Madame la présidente ! Voulez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
Hadja Aminata Mame Camara: je vous remercie. Je suis Hadja Aminata Mame Camara, vice présidente de la CENI.
Dites-nous dans quel contexte avez-vous prit fonction comme Présidente par intérim de la CENI ?
Vous savez, le bureau de la CENI à deux vices présidents qui assurent l'intérim à tour de rôle. Alors mon premier a assuré l'intérim du 5 au 27 juillet. Après l'expiration de la date, il a trouvé opportun que j'assure la relève. J'ai mon acte ici : il s'agit de la décision N°048 CENI/SGG/2010 portant nomination d'un intérimaire du 9 août 2010. Le règlement intérieur de la CENI dit dans son article 15 que les vices présidents assurent l'intérim en l'absence du président alternativement. C'est la raison qui fait de moi aujourd'hui vice présidente par intérim de la CENI.
Quelles sont les dispositions que vous êtes entrain de prendre pour conduire cette phase du deuxième tour de l'élection présidentielle ?
En fait, ma prise de service coïncidé au départ de nos missionnaires. Il y a eu des irrégularités qui ont été relevées. Alors, avec tous les acteurs du processus électoral, nous préférons aller sur le terrain pour nous rendre compte de ce qu'il ya exactement. Cette mission concerne essentiellement la nomination des membres des bureaux de vote et le découpage des bureaux de vote. Parce qu'on s'est rendu compte que beaucoup d'électeurs étaient très éloignés des bureaux de vote. Alors nous avons appelé la société SAGEM qui a procédé à un nouveau découpage. Alors nous voulons aller sur le terrain pour confirmer cela, avec les délégués des partis politiques qui doivent aller au deuxième tour. Actuellement nous travaillons en synergie avec eux. Depuis l'entame du deuxième tour, nous avons demandé aux partis politiques de nous envoyer leurs représentants. Et je vous avoue qu'il y a l'harmonie et que nous travaillons en symbiose et ils font preuve de patriotisme et vraiment nous les félicitons.
Avez-vous un appel à lancer au peuple de Guinéens et aux partenaires au développement de la Guinée ?
Oui, j'ai un appel à lancer. Je remercie d'abord les partenaires au développement, je remercie et félicite le peuple de Guinée parce que le 27 juin, nous avons assisté à des élections paisibles. Les Guinéens ont voté dans la discipline, contrairement ce à quoi les gens s'attendaient, tout a été tranquille. Et je les félicite et les encourage. Et je leur dis que nous sommes issus d'eux, nous sommes issus des formations politiques. Nous nous en remettons leurs sagesses. S'il y a eu des irrégularités certes la biométrie est une innovation. Nous sommes en phase d'expérimentation, nous sommes aux premiers pas comme un enfant qui apprend à marcher. Il y a eu des irrégularités que nous comptons réparer pour le deuxième tour afin que les résultats soient acceptés par tous.
Le Défi N° 158 du 23 août 2010-08-22 observe le préfet de Dinguiraye en fuite...Mais ‘'Qui cache le Colonel N'Faly Traoré ? Le mercredi 04 août dernier, la ville sainte de Dinguiraye a vécu un drame qui plongea toute la cité dans une situation pathétique. Un grave accident de la circulation a eu lieu à la rentrée de la ville, à quelques encablures de la résidence officielle du préfet. En effet, c'est la voiture de commandement du préfet, qui a heurté une moto sur laquelle roulaient deux adultes, appartenant tous les deux à la même famille et qui sortaient de la ville pour se rendre à Maloukö, un hameau situé à quelque cinq kilomètres du centre ville.
« Le bilan de l'accident est sans appel : un blessé grave et un mort. Mamoudou Dia, commerçant de profession, partait accompagner son oncle Malicky dia, muezzin. Le premier grièvement blessé est présentement hospitalisé à l'hôpital préfectoral de Dinguiraye. Ses jours ne sont plus en danger après une hospitalisation de près de 20 jours. Et le deuxième (Malicky dia) qui a succombé aux multiples blessures et fractures fut enterré le jeudi 5 août dernier. Paix à son âme ! Depuis, le préfet de Dinguiraye n'a toujours pas fait signe de vie. A part, la visite timide survenue 72 heures, après la gaffe, des autorités administrative et religieuse de la région de Faranah, les familles des victimes et les populations de Dinguiraye, n'ont vu personne pointer à l'horizon. Des langues se délient sur une protection du préfet de Dinguiraye par une certaine autorité. La question qui se pose est désormais de savoir qui cache le préfet de Dinguiraye et où se cache-t-il ? les jeunes de Dinguiraye et particulièrement ceux de la sous-préfecture de Sélouma, située à quelques 50 kilomètres du centre ville, crient leur ras-le-bol et menacent de sévir « si les autorités ne font rien pour mettre hors d'état de nuire le colonel N'Faly Traoré »
Le Lynx N° 957 du 16 août 2010 joue au prédicteur ou au prophète. C'est selon. Dans un article intitulé ‘'Présidentielle.
Nous l'avions dit !'' Le Lynx du 2 août 2010 a publié un article intitulé ‘'l'erreur de calcul de la Cour suprême, signé de Dr Poros Baldé de Lambandji. Dr Poros s'interroge et s'exclame à la fois. Il a relevé dans la publication des résultats définitifs du 1er tour de l'élection présidentielle, une erreur de calcul de la cour suprême (CS) qui annonce 52% taux de participation alors que la CENI a annonce 77%.
« Sur la base de quels chiffres la CENI a-t-elle annoncé ce résultat ? N'est-ce pas pour montrer qu'elle a fait du bon travail ? La Cour suprême a annoncé son résultat sur la base des chiffres que lui a communiqués la CENI et ce résultat est exact, à quelques décimales près. Alors, de deux choses l'une : ou bien la CENI a communiqué des chiffres faux à la cour suprême ou elle est nulle en calcul.
En fait d'erreur de calcul commise par la cour suprême, dr Poros nous a donné plutôt un cours théorique sur le procédé de calcul d'un taux. Avec le taux d'analphabétisme que nous nous connaissons, il est peu probable que le Guinéen lambda y ait compris grand-chose. C'est peut-être uniquement l'écart entre 52% et 77% qui a attiré son attention. Je vais pour part, faire des remarques sur la base des chiffres communiqués par les journaux de la place.
Pour les ambassades et consulats, la cour suprême communique 94.685 inscrits et 103.061 votants. Il y a 103.061-94.685=8.376 votants fictifs. Il y a donc eu fraude au niveau des ambassades et des consulats. Dès lors la CS devait annuler purement et simplement le vote au niveau de ces deux entités. A moins qu'elle ne prenne la patience de vérifier par ambassade et par consulat là où il y a eu des anomalies. Ce qui retarderait encore davantage la publication des résultats définitifs.
Toujours au niveau de ces deux entités, sur les 103.061 votants la CS annonce 2.502 bulletins nuls ce qui donne comme suffrages valablement exprimés 103.061 - 2.502= 100.559 et la CS annonce 100.589, 2ème source d'erreur, 2ème raison pour annuler le vote.
Les totaux partiels des suffrages valablement exprimés sont respectivement 1.671.417 pour les préfectures et communes de Conakry, 100.589 pour les ambassades et consulats, soit un total général de 1.772.000, alors que CS annonce 1.771.976, soit un écart de 24. Mais si l'on se réfère aux totaux des voix obtenues par chaque candidat, le total général est 1.776.980.
La différence des totaux calculés est donc de 1.772.000-1.771.980=20, et elle est due à l'erreur commise dans le calcul des voix du candidat François Lounsény Fall qui est de 8.061+166=8.227 et non 8.207 comme le ressortent les chiffres donnés par les journaux.
D'aucuns diront que je pinaille sur quelque 24 et 20 voix. Ceux-là doivent savoir que nous parlons d'élection et qu'il suffit d'une voix pour faire basculer les résultats dans un sens ou dans l'autre. Une voix est chère et c'est pourquoi nul électeur ne doit s'abstenir de voter. C'est un devoir citoyen.
Mais que voulez-vous ? Les résultats ont été donnés par la Cour suprême qui est la plus haute instance judiciaire du pays. Elle est censée ne pas se tromper, du moins ne pas faire des erreurs qui crèvent les yeux ou offensent le bon sens. Nous les avons acceptés mais, il est bon d'attirer l'attention de tout un chacun en vue du 2ème tour.
Mais à bien y regarder, la cour suprême a bon dos. Elle n'a fait que tirer les conclusions de résultats d'un travail fait par d'autres institutions : le CNT, le Gouvernement, la CENI. Un travail mal fait il faut on convenir. Chacun de ces acteurs du processus électoral s'est démené comme un diable dans un bénitier pour faire croire qu'il était le champion dans l'affaire. Le Gouvernement sur le tard, a trainé les pieds en déclarant que l'organisation des élections le 27 juin était prématurée, mais c'est tout simplement parce que planait sur sa tête la menace de cesser ses fonctions plus tôt qu'il ne souhaitait. La plus grosse part des responsabilités pour ne pas dire toutes les responsabilités, des couacs de ce scrutin, est imputable à la CENI. Pourquoi ? Dès l'annonce de l'organisation du scrutin, avant même que la date n'en soit fixée, et les partis politiques (sauf peut-être un) et la société civile lui ont demandé de disqualifier les agents qui ont été à la tâche sous 1er régime Lansana Conté, vaccinés qu'ils sont par tout ce qui se faisait à l'époque. Elle n'en a rien fait, et ce sont les mêmes agents qui ont opéré au scrutin du 27 juin, qui se sont livrés aux mêmes tricheries et fraudes dans lesquelles ils sont devenus des experts émérites. L'autorité lui avait pourtant donné carte blanche pourvu que les choses soient proprement faites. Elle a fait la sourde orille à ce que lui demandaient les partis politiques et la société civile. Dans que but ? dieu seul et elle-même le savent.
Tout ce qui est arrivé vient confirmer ce que j'avais dit : un travail fait dans a précipitation n'est jamais du travail bien fait. Les acteurs de l'organisation du scrutin n'ont pas osé dire la vérité au Général Konaté. Ils ne lui ont pas été d'un bon conseil. Ils savaient tous pertinement qu'il était hasardeux, voire impossible, d'organiser des élections crédibles dans le temps qui nous était imparti. Si d'une seule voix, ils l'avaient dit au général, celui-ci aurait pu plaider notre cause auprès de la commuté internationale et obtenir une rallonger pour la durée de la transition. Nous n'avons pas pour habitude d'organiser des élections crédibles, mais plutôt des mascarades d'élection. Il nous fallait une bonne préparation, une excellente préparation pour qu'on n'ait pas une répétition de ce qui se faisait par le passé. Nous étions des élèves en matière d'organisation d'élection libre, transparente, crédible et démocratique. Un élève à l'école a neuf mois pour préparer un examen. On nous a donné à peine quatre mois pour préparer le nôtre. Et cela a été ce que vous savez. Nous allons aller au 2ème tour. Tout le monde savait, y compris et surtout la CENI, qu'il y aurait un 2ème tour, et c'était à la CENI de mettre en jeu tous les paramètres ou de les signaler à qui de droit pour qu'on ne se pose pas de question sur la date. J'ai oui dire que la date pourrait être repoussée à la fin de la saison des pluies et qu'il faut aussi tenir compte du mois de carême. C'est ce deuxième argument que l'on a trouvé pour sensibiliser la population. N'utilisons pas une religion pour camoufler nos imperfections d'autant que la République de Guinée est laïque et qu'aucune religion ne devrait intervenir dans la conduite des affaires de l'Etat. J'espère et souhaite que la CENI fasse tout ce qu'il faut pour que les couacs du premier tour ne se reproduisent pas. Il y va de l'honneur de notre pays.
A très bientôt, si vous le voulez bien! Avec GCI!
Fatimatou Barry pour GuineeConakry.info




















