REVUE DE PRESSE datée du 23 septembre 2010

La mort des suites de maladie de Ben Sékou Sylla, le président de la CENI, la transition en panne, qui semble aller droit dans le mur, la CENI en difficulté et contestée, du bruit pour seulement 180 tonnes de poissons livrés aux marchés de Conakry, voilà quelques uns des titres-phares de l'actualité sociopolitique guinéenne traitée par la presse locale. Compilations...

L'ESPOIR N°185 du 20 septembre 2010 remarque qu'on a fait ‘'Du bruit pour rien'' en ce qui concerne la livraison de 180 tonnes de poissons sur nos marchés. Dans ce contexte particulièrement difficile, les populations n'ont autre choix que de se plier à la volonté des commerçants actuels chefs d'œuvre de la situation dont la stratégie serait d'orienter les cartons de poissons ailleurs, sans la moindre réaction de l'Etat qui n'est que figurant dans un pays où tout est au ralenti.

« Malgré les risques que courent actuellement les sociétés de pêche en mer, l'approvisionnement de nos marchés est plus qu'une nécessité quand on connait surtout la flambée des prix qui ne font que grimper. Il est vraiment dommage de constater que pour une nation constituée en majorité » de musulmans cette regrettable habitude fait de nous, des commerçants singuliers, les vertus du don, du partage, de la pitié... Souvent évoquées durant le mois de Ramadan ne sont manifestement point les bienvenus chez nos commerçants.

Ramadan est donc pour eux, un mois de profit, de gain... Bien de plus.

Raison pour laquelle, nombreux sont ces pères de familles qui s'inquiètent et s'interrogent sur l'avenir du pays. Parce qu'après tut on constate la démission de l'Etat qui n'envisage aucune mesure évidente visant la maitrise effective de cette galopante flambée.

Déjà à 20 jours du jeûne, le Ramadan tend vers sa fin. Et les pauvres musulmans qui continuent de tirer le diable par la queue s'en remettent à Dieu et s'acquittent misérablement de leurs obligations religieuses.

Inquiet! L'on s'interroge parfois que fait le Département du commerce au moment où les Guinéens ne savent plus où donner la tête? Une des réponses à cette question a été l'approvisionnement tardif du poisson de nos marchés par les autorités de la pêche. Des efforts imputables à l'une des sociétés de pêche de la place. Thiangui-Pêche qui a débarqué 180 tonnes pour soulager le panier de la ménagère. Mais il reste à savoir si ces tonnages de poissons parviendront aux consommateurs comme prévu. Ce qui a amené beaucoup d'observateurs à dire que le Département de la Pêche n'a fait que du bruit pour rien. Puisqu'aux marchés, c'est le contraire que nos épouses font vivre ; c'est-à-dire apprendre sans voire. Et à l'attente, le colis va être orienté à une propre du Guinéen, priver toute entité au profit d'intérêt personnel. Mais ceux qui le font doivent craindre le jugement dernier. Le prophète dans un des Hadis avait dit « Celui qui importe des denrées de première nécessité en ce mois saint, sera récompensé par Dieu. Par contre, celui-là qui les monopolise pour rendre les prix plus chers sera maudit par Allah »

Toutefois, retenons que le Ramadan est une école dévotion et d'amour à travers laquelle, le fidèle musulman se rapproche de son Seigneur de par les gestes d'obéissance et de bienfaisance. Par rapport à cet comportement spirituel, nombre de Guinéens s'interrogent à quand la vraie politique nationale des prix dans notre pays pour soulager les esprits en pareille circonstance ».

La République N°056 du 17 septembre 2010 cite à la une, le PM Jean-Marie Doré, pour qui: « ...Ben Sékou Sylla était un homme-orchestre.» Suite au décès du président de la CENI, le premier ministre en compagnie de plusieurs ministres, s'est rendu au siège de la Céni pour exprimer aux membres de cette institution toute la compassion du gouvernement. Pour Jean-Marie Doré, le gouvernement et le peuple de Guinée partagent la douleur qui frappe actuellement la Céni qui vient de perdre son Président au moment où notre Pays est en train de se battre pour forcer la porte de la démocratie.

« Très ému, Jean-Marie doré déclare: « Nous sommes chez vous à cause d'un événement grave qui survient à un moment particulier de la vie de notre Nation. Nous sommes profondément affligés parce que Ben Sékou Sylla était un homme orchestre. Dans la société civile ou dans d'autres domaines, il savait trouver l'astuce pour trouver son chemin et engager les autres à trouver leur chemin ».

Le premier ministre reste conscient du vide que crée cette disparition du Président de la Céni: « Son départ est d'autant plus grave qu'il laisse le gouvernement et les autres institutions dans une situation où nous cherchons désespérément à nous exprimer d'une seule voix ».

Le Chef du gouvernement a tenu donc a réitérer les condoléances du gouvernement à la Céni et à la famille de l'illustre disparu: « Nous tenons donc à vous exprimer au plus fort nos condoléances, notre douleur individuellement et collectivement ressentie parce que dans un Etat les institutions sont solidaires dans la joie ou dans le malheur comme à l'occasion de l'événement qui nous réunit aujourd'hui ».

Avant de terminer, Jean-Marie Doré a renouvelé à la Céni toute la compassion du président de la transition, le Général Sékouba Konaté, au nom de qui dira-t-il: « Nous venons pour nous incliner devant la mémoire de Ben Sékou Sylla. Nous vous prions d'accepter de penser que nous sommes solidaires de vous et que nous vous apporterons toute l'aide pour que nous traversions cette période de turpitude afin que notre pays se retrouve solidement implanté sur ces deux pieds »très marquée par ce geste de compassion et de solidarité, la première-vice présidente de la Céni a salué l'acte du gouvernement qui vient ainsi réconforter mes membres de l'institution chargée d'organiser les élections présidentielles.

Hadja Mame Camara remerciera ensuite le premier ministre et le gouvernement d'être venus partager ces instants de douleurs avec la Céni. Pour sa part, le président de la commission des funérailles, El hadj Amadou Oury Diallo dira que: « La Céni, dans sa profonde douleur, sait compter sur le gouvernement et nous savons que nous avons votre soutien et nous vous exprimons toute notre reconnaissance ». Et à propos de la disparition de son président, il ajoute: « Tout homme qui arrive dans ce bas monde vient pour livrer un combat et nous penons que notre regretté Président a véritablement livré ce combat, il nous laisse un héritage de générosité et d'abnégation au service de la Guinée ».

Des prières ont été enfin dites par le Secrétaire général des affaires religieuses pour le repos de l'âme de l'illustre disparu. La dépouille mortelle de Ben Sékou Sylla arrive ce vendredi à Conakry en provenance de Paris. Les frais de transport ont été entièrement pris en charge par le gouvernement ».

Le Défi N°162 du 20 septembre 2010 jette un ‘'Regard critique sur la période transitoire'', avec son analyse de la ‘'Situation politique en Guinée''.

« Cette deuxième phase de transition piétine, jusqu'à ce jour. Les accords de Ouaga souffrent du fait de la violation de certains de ses points. La période transitoire a excédé les six mois. Le second tour de la présidentielle est renvoyé sine die. L'impasse se réinstalle de plus belle. Des remous sociaux, sous forte coloration ethnique, restent latents. La pauvreté s'aggrave avec l'inflation et la flambée vertigineuse des prix sur le marché. La Communauté internationale s'inquiète. L'incendie qui a brûlé le magasin de la CENI au Camp Samory en rajoute à l'anxiété des populations qui s'interrogent sur toute cette situation confuse vécue au quotidien. A quels engagements se vouer? »

Le Lynx N°962 du 20 septembre 2010 décrit cette attente infernale dans laquelle se trouvent bloqués les Guinéens, comme si « l'Aïd el Fitr est venu administrer une médecine holistique à tous ceux-là qui ont vu leur gastrite se réveiller la veille même du ramadan. Entendu que durant tout le mois de la pénitence, ce mal qui ne peut souffrir plus d'une heure de jeûne, leur accordait une dérogation pour se sustenter religieusement avec du « lafidi », grillades et force boissons fraiches, de l'aube au crépuscule. En tout état de cause et miraculeusement, toutes les gastrites sont tombées en hibernation dès l'annonce de la fête... En revanche, cette année, cheytane lui, est presque resté ficelé comme prévu dans les saintes écritures, en dépit de ses récriminations. Son office étant de déclencher une série de calamités sur le bled, toujours pendant le mois béni. Mais pour les attaques nocturnes, dès 20h à mains armées, le génie du mal n'a pas manqué d'occupation. Les bandits se sont acharnés cruellement sur les paisibles populations repues de fatigue et possédant malheureusement quelques biens à domicile. Tout le monde ne dort que d'œil, depuis. On se croirait au temps des Mathias. Ainsi donc chacun en se couchant le soir, est illico happé par l'attente angoissée d'un autre jour plombé de « contéfilié, à cause de la flambée des prix des produits de première nécessité. Depuis le 27 juin, les Riverains du Sud sont dans l'attente de l'avènement d'une ère nouvelle, qui situe ses prémisses dans un événement exceptionnel: le choix d'un président qui plus est père de toute la nation multiethnique, à travers un vote ouvert, démocratique, transparent... Tchäbatti! Qui l'eût cru? De quelle nature est cette attente? Peut-être de celle de Pénélope? Dans son Odyssée, Homère nous narre les aventures d'Ulysse lancé durant de longues années dans un voyage de tous les risques. Voyage qu'il dut entreprendre après la guerre de Troie. Pour en apprendre davantage sur la vie. Il finira par retourner à Ithaque, sa patrie, où l'attendait Pénélope, son épouse qui n'a jamais perdu l'espoir de revoir son homme, malgré les avanies de toutes sortes et une cour assidue que lui faisaient de dizaines de prétendants. Elle attendit patiemment, en s'amusant à reconduire ses amoureux éhontés et surtout en filant la laine. Les Riverains du Sud, eux, ont attendu pendant cinquante-deux ans, en filant un filet d'angoisses aux mailles serrées. Ce furent longtemps des angoisses qui se détachaient imperceptibles, de la montagne des fatalismes pour se couler inexorablement dans les plis veloutés de l'espérance qu'elles transformaient, hélas, en de multiples lambeaux de consolation pour grabataires. L'attente, toujours l'attente qui depuis la fameuse conférence de Foulaya, s'est finalement muée en spectre d'une cruelle incertitude qui a fini par hanter jusqu'aux rarissimes plaisirs de la majorité du public. Lequel, n'avait alors comme alternative qu'une autre attente, qui a définitivement revêtu les hardes cloutées de l'angoisse depuis janvier 71, pour réussir l'exploit de parfumer la brise vespérale avec l'écho de la plainte désespérée du fromager séculaire que la tornade déracine. Les années de braise ont passé, l'espoir, qui lui-même avait fini par disparaitre, à force de toujours attendre dans l'incertitude. Mais dit Albert Camus: « Quand l'espoir disparait, il faut l'inventer ». C'est ce que nous fîmes, toujours dans l'attente. De toutes les façons, on n'avait pas le choix, excepté celui d'avoir le mal à l'infini. Et survinrent les tueries du Stade du 28 septembre 2009, lesquelles accouchèrent des accords de Ouaga. On s'est alors chuchoter. « OK, à présent l'attente aura bientôt un bout », que nous avons cru atteindre le 27 juin dernier dans une ambiance festive des plus populaires, grâce à notre résilience hors pair. 24 gladiateurs se sont ainsi lancés à corps perdu à l'effet de nous rapprocher de l'ultime bout 22 en ont été laissés sur le carreau, malgré une orgie financière insoupçonnée. Ya ka y avait tant de pognon dans le bled! Reste deux rescapés qui ont accepté solennellement, encore et toujours à Ouaga, comme s'il n'y avait pas de site approprié à chez nous pays, pour se regarder dans les yeux, fixement. De se battre à la loyale, les yeux dans les yeux. Avec l'engagement que le terrassé félicitera le terrassant, lequel sollicitera les services, talents et compétences de l'autre pour enfin amputer notre attente de sa protubérance angoissante. Ce dès le lendemain du second et ultime tour prévu le 19 septembre. Seulement voilà dès l'abord, chacun des ceux protagonistes s'est offert en holocauste à des thuriféraires d'un communautarisme maudit en hibernation depuis que nous fûmes assommés à notre corps défendant par « la situation particulière du Fouta » et par « le complot Diarra » Résultat, chacun s'est mis à sonner l'hallali de l'unité nationale dans la diversité des différences enrichissante des ethnies. De partout on n'entend que des clameurs assassines du genre: "Vae victis!" (Malheur au vaincu!) Et patatras! Nous sommes derechef dans l'attente. CENI dit à Sana: « Tout sera cligne de l'œil, pour nous faire entendre plutôt: « des clous! Techniquement le 19 là, avec tout ce que l'on nous impose maintenant d'accomplir, pour satisfaire la transparence, ce ne sera pas possible. » Alors, on joue à: « je te tiens par la barbichette, tu me tiens par la barbichette » Mais gaffe à nous tous, Mallâhi! Parce que ce qui se profile à l'horizon, c'est probablement un troisième tour, couleurs kalachnikov et PMAK. In fine, l'exclusion et non plus la suspension du bled de toutes les organisations régionales et internationales. Et alors, bonjour l'attente et encore l'attente, ad vitam aeternam! Mieux vaut dans ce cas disparaitre tous en criant à tuer tête: « Vae populo!" a fa koudou! »

Le Standard N°75 du 20 septembre 2010 voit la transition guinéenne ‘'Droit dans le mur...! ‘'. La transition guinéenne, comme il fallait le redouter, vient de prendre une nouvelle charge de plomb dans l'aile. Le ton est monté de plusieurs crans ces derniers jours avec des échauffourées qui ont éclaté entre les partisans des deux candidats retenus pour le second tour de l'élection présidentielle.

« Le bilan officiel extrêmement lourd, fait état d'un mort et de près d'une cinquantaine de blessés. Devant la gravité de la situation, le premier ministre, Chef de Gouvernement, Jean-Marie Doré, est monté au créneau. La montagne guinéenne serait-elle en passe d'accoucher d'une nouvelle souris? Tout le laisse croire très malheureusement...

Les samedi 11 et dimanche 12 septembre 2010, la capitale guinéenne, Conakry, a tout simplement renoué avec la violence. Une violence barbare et inouïe, qui aura provoqué la mort au moins d'un Guinéen. Sans compter les nombreux blessés enregistrés sur le terrain des affrontements. Dont les origines sont d'autant difficiles à situer que les états-majors des deux partis retenus pour le second tour de la compétition électorale se renvoient la responsabilité.

Au lendemain en tout cas des affrontements qui ont eu lieu entre certains de leurs partisans, le premier ministre, Jean-Marie Doré a convoqué Cellou Dalein Diallo le candidat de l'Union des forces Démocratiques de Guinée (UFDG), et le professeur Alpha Condé, celui du Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG). Pour, d'une part, leur signifier le bienfondé de la mesure de suspension provisoire de la campagne électorale. D'autre part, recueillir leurs versions respectives des faits. Certes, chacun, accompagné pour la circonstance, par des membres de leurs partis alliés, s'est longuement expliqué. Et la télévision d'Etat, la RTG, a permis aux Guinéen d'en apprécier à la foi les contours et quintessence des propos avancés. Le moins qu'on puisse dire, c'est que dans les deux camps on ne semble rien du tout se reprocher. Tout au contraire, "le coupable ou le provocateur, c'est bien celui d'en face".

Ironie du sort, quelques jours avant les violentes altercations des samedi 11 septembre et dimanche 12 septembre 2010 à Conakry, Cellou Dalein et Alpha Condé avaient bel et bien signé un protocole d'entente à Ouagadougou sous l'égide du médiateur de la crise guinéenne, le Chef de l'Etat burkinabé, Blaise Compaoré (lire le protocole à la même page). Inutile de dire que la signature de cet important document n'a pas permis de juguler toutes les tensions nées de la tenue chaotique du premier tour du scrutin présidentiel en Guinée.

Face à la gravité de la situation, Jean-Marie Doré lui, n'entend en tout cas pas faire dans la dentelle. Aux deux camps antagonistes, il a clairement dit que le Gouvernement fera en sorte que l'ordre public soit maintenu. En plus, il compte bien conférer à l'organisation du second tour de l'élection présidentielle toute la légalité requise. Toute chose sur laquelle achoppent également les deux candidats en lice. Si du côté de l'UFDG on pense le plus sérieusement du monde que le RPG fait tout pour ne pas aller de sitôt au charbon, à l'inverse, le RPG se focalise sur l'observance des règles strictes édictées en matière d'organisation de scrutin libre et transparent. L'un dans l'autre, le fossé n'en est devenu que plus large. Dans ces conditions, n'allez surtout pas demander à la Commission Electorale Nationale Indépendant (CENI), dorénavant orpheline, de trancher.

Lors d'un autre entretien que le premier ministre, chef de Gouvernement, a accordé aux membres de l'Institution électorale, après ceux consacrés évidemment à Cellou et Alpha, il est apparu des dissensions internes qui en disent long sur le climat qui prévaut dorénavant à la CENI. Au-delà de la cacophonie et de l'incompétence qui la caractérisent, il y a cette partialité de certains de ses membres tendant au fur et à mesure à crever les yeux. Comme pour dire qu'on voudrait mener la Guinée tout droit dans le mur qu'on ne d'y prendrait pas autrement en maintenant le cap actuel. »

NB. Vous pourrez aussi lire la ‘'Press compil de Guinée'' sur: http://www.justinmoreljunior.net%20%20%20 justinmoreljunior.net
A très bientôt, si vous le voulez bien!

Fatimatou Barry pour GuineeConakry.infohttp://www.justinmoreljunior.net%20%20%20

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