
Le Populaire N°181 du 23 octobre 2009 titre à la une et en page 4, « Enquêtes sur les événements du 28 septembre 2009: le silence coupable de la CNEI ». L'hebdomadaire guinéen d'informations générales développe, « conformément aux dispositions de l'ordonnance du 23 octobre 2009, les 31 membres de la commission nationale d'enquête indépendante sur les événements du 28 septembre 2009, ont été nommés le samedi 17 octobre 2009. Apparemment, il s'agit d'entendre toute personne soupçonnée d'avoir ordonné un acte ayant conduit aux viols en masse, tueries et pillage à Conakry, durant le lundi sanglant. La CNEI qui tarde à se faire entendre depuis déjà deux semaines, devrait pourtant sortir de son silence et dire tout haut ce qu'elle entend faire dans les prochains jours. Si elle le fait, ce sera tant mieux car, à peine créée, elle semble entrer dans les oubliettes, alors qu'elle a été créée pour montrer la bonne foi des autorités guinéennes. Si elle se contente de ne pas dire ce qu'elle fait, elle aura ainsi donné raison à la bonne partie de l'opinion qui, à l'image des forces vives la rejettent, réprouve sa création. Estimant que seule une enquête menée par une commission internationale pourrait faire la lumière, en toute indépendance, sur ce qui s'est passé en Guinée ce lundi 28 septembre 2009 ».
L'Essentiel N°21 du 21 octobre 2009 revient pour sa part sur le séjour en Guinée du secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Hailé Menkerios nommé entre temps chef de la commission d'enquête internationale sur la Guinée. Le bimensuel d'informations générales sur la Guinée rapporte « le visite du secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires politiques, arrivé dimanche à Conakry et qui est reparti lundi, a pris l'allure d'une pré-enquête sur répression sanglante d'un rassemblement pacifique de l'opposition, qui a couté la vie à de nombreuses Guinéens.
Hailé Menkerios a d'abord longuement discuté avec le premier ministre Kabiné Komara, puis avec les dirigeants de l'opposition et enfin avec les le chef de la junte, le capitaine Moussa Dadis Camara. Le fonctionnaire onusien a réclamé ‘'une coopération sincère des autorités, la sécurité pour l'équipe d'enquêteurs et la mise à la disposition de la documentation'' sur cette répression, selon une source proche de la rencontre. ‘'Le Premier ministre et le Président Dadis Camara m'ont rassuré qu'ils sont prêts à travailler avec cette commission d'enquête'', a déclaré M Menkerios après la rencontre avec le Chef de l'Etat.
Il a également souligné une volonté du pouvoir guinéen de prendre langue avec la communauté internationale. Mais l'émissaire de l'ONU était porteur d'un message de fermeté : « Tous les pays voisins ont été choqués par les événements du 28 septembre'' ».
La Lance N°663 du 21 octobre 2009 présente en page 9, un reportage détaillé sur l'assassinat Amadou Sadio Diallo dit Sader, Directeur général adjoint de l'Emploi Jeunes, et ancien inspecteur général de la jeunesse de la ville de Conakry. L'hebdomadaire qui perce le cœur des événements raconte :« Le 19 octobre, dans les environs de 3 heures du matin, Amadou Sadio Diallo communément appelé Sader, a été tué d'une balle dans la tête, à son domicile sis à Lansaya Barrage. Ce crime intervient quelques semaines après qu'il ait été nommé directeur national adjoint d'Emploi Jeunes....Cette nuit fatidique là, une dizaine de quidams encerclent sa concession. Quatre s'introduisent dans la maison, neutralisent son frère dont ils ont bandé les yeux, le molestent. Lui demandent d'indiquer la chambre de son ainé. Le jeune n'obtempérant pas, ils l'abandonnent, montent à l'étage. ‘'Sader ouvre la porte, sinon on va tuer toute ta famille''. Témoignage de Mamadou Bob fils adoptif de Sader. Il leur a répondu de prendre tout ce qui est dans la cour, qu'il peut même les aider à tout embarquer pour que sa famille ait la vie sauve. Ses assassins ont insisté. Dès qu'il a ouvert la porte....Aussitôt qu'il a ouvert la porte un d'entre eux lui a tiré une balle dans la tête à bout portant. Il est mort sur le champ. Avant de quitter, ils m'ont dit qu'il y a une liste noire dans laquelle se trouvent des personnes à éliminer ».
L'Observateur du Lundi 18 octobre 2009 revient sur une séance de prière destiné à conjurer le CNDD et son Président du pouvoir. L'hebdomadaire d'analyse rapporte, « Prière pour le départ de la junte du pouvoir. Et de développer, « lors de notre escale à Bamako, un passager s'adresse à l'hôtesse de l'air en ces mots, « quand dans l'air, si près de Dieu, dites aux membres de l'équipage de prier chacun dans sa religion pour le départ du CNDD aux commandes en Guinée. Il faut le faire, c'est urgent, parce que sur terre au pays, les religieux ont prié dans les mosquées et les églises, mais ça n'a rien changé. Au contraire, la junte est là pour tuer, tirer et violer. ‘'Alors quand nous serons dans les nuages, si près de Dieu, il faudrait faire cette prière''», a-t-il ironisé .
Eco-Vision N° 89 du lundi 19 octobre 2009 s'intéresse à l'accord passé entre les autorités guinéennes et un groupe économique important de la Chine. « L'Etat guinéen vient de signer avec la société sino-angolaise China Sonangol Investment, un accord de partenariat multisectoriel. Selon les informations rapportées par la chaine de télévision publique RTG, le contrat a été signé côté guinéen par le ministre des mines, de l'économie et des finances et le ministre d'Etat chargé des patrimoines bâti public. ‘' En plus de l'exploitation des gisements de minerais de Guinée, l'accord touche les domaines de l'énergie, de la construction d'infrastructures routières et éducative ainsi que la santé''. Le ministre de la construction et du patrimoine bâti public rassuré les partenaires anglais et chinois de la disponibilité de la Guinée à coopérer dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant ».
A bientôt, si vous le voulez bien!
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















