
Au fur et à mesure que l’échéance présidentielle se rapproche les fissures au sein de l’opposition guinéenne deviennent de plus en plus perceptibles.
En effet ce déplacement de Cellou Dalein à Londres, est tout un symbole. Car elle intervient alors qu’une rencontre d’échanges est prévue, au cours de laquelle, l’opposition était sensée débattre sur des propositions éventuelles du pouvoir, pour établir une marche à suivre, une querelle de leadership et de représentativité opposant principalement l’UFR de Sidya Touré et l’UFDG de Cellou Dalein.
A la veille de la rencontre entre le chef de l’Etat et Cellou , Sidya avait clairement estimé que ce dernier ne pouvait pas en personne engager la responsabilité de l’ensemble de l’opposition à cette rencontre. Particulièrement pas celle de l’UFR et qu’il se rendait à Sekhoutoureya au nom de l’UFDG. A l’issue du tête-à-tête, le même Sidya avait jeté le pavé dans la marre, en appelant l’opposition à tirer les leçons de la rencontre.(!?)
Malgré tout, Cellou Dalien s’est présenté à Sekoutoureya dans son statut de chef de file, parlant au nom de l’opposition. Cette fissure entre les deux hommes que beaucoup entrevoyaient depuis un certains temps semble désormais évidente aux yeux de tous. Une aubaine pour la mouvance qui n’en demandais pas plus, car une alliance stratégique Sidya-Cellou-Kouyaté, en vue de la présidentielle était forcement à craindre du coté du pouvoir.
Désormais avec ces dissensions affichées et même revendiquées au grand jour, l’idée de la candidature unique de l’opposition, chère à l’UFR parait battue en brèche. Plus que jamais révolue et définitivement enterrée, d’autant plus qu’à l’UFDG, on ne voulait pas en entendre parler.
Ce déplacement de Cellou à Londres, alors que la rencontre de l’opposition doit se tenir ce mardi n’est t’il pas une façon à peine voilée de répondre aux propos du président de l’UFR sur la représentativité et d’enfoncer le clou du mépris dont l’UFR s’estime être victime ?
En tout cas le message est on ne peut plus clair : Cellou semble avoir d’autres chats plus importants à fouetter. Sidya Touré n’est-il pas entrain de procéder à son auto-flagellation politique, en mettant en cause le leadership de Cellou Dalein, dont l’alliance des deux partis lui avait été pourtant décisive lors des dernières législatives ?
UUne chose est sûre, ni Dalein , ni Sidya ,ni Kouyaté, ni aucun parti d’opposition ne peut prétendre gagner la présidentielle, en dehors d’une alliance stratégique solide face à un pouvoir déjà en campagne.
Pivi BILIVOGUI pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















