
Dans cette communication lue par son porte-parole, Aboubacar Sylla à la sortie de leur conclave organisé le lundi, 14 septembre 2015, au siège de l'UFDG, l’opposition corse le ton.
Dans ce communiqué, les leaders de l’opposition guinéenne déplorent que, par des manœuvres dilatoires, la mouvance présidentielle retarde l'application des dispositions convenues, pendant que la CENI continue à dérouler de façon unilatérale son chronogramme, sans que le mécanisme de concertation prévu dans l'Accord du 20 aout dernier, n’ait été réellement rendu fonctionnel.
‘’L'opposition met en garde contre toute tentation de la CENI d'ignorer les dispositions de cet accord, et de poursuivre sa fuite en avant et sa politique de fait accompli dans la conduite du processus électoral. Les anomalies et autres irrégularités graves et nombreuses (enrôlement indu de mineurs, existence de doublons, occultation de nombreux électeurs, effectifs pléthoriques d'électeurs rattachés à certains bureaux de vote…) qui affectent le fichier électoral révélées à l'occasion de l'affichage des listes provisoires, ne permettent pas l'organisation d’élections crédibles d'élections sans un assainissement en profondeur’’, a-t-elle noté.
En conséquence, elle rejette en particulier fermement la décision du lancement des opérations d'édition des cartes d'électeurs les jours prochains, alors même que le Comité technique chargé de l'assainissement et de la consolidation du Fichier électoral, est à peine opérationnel et qu'il se heurte, par ailleurs, au refus de la CENI, de lui faciliter l'accès aux informations nécessaires à l'exécution de sa mission.
L'opposition rappelle également que près d'un mois après la signature de l'accord politique, et bientôt deux semaines après le terme prévu pour la recomposition des 128 conseils communaux, aucun accord définitif sur les formes et modalités de cette recomposition n'est encore obtenu. La mouvance présidentielle se complait, en effet, dans la modification continue des critères prévus pour l'application de cette mesure qui devait pallier en partie l'inversion de l'ordre des élections communales et présidentielle illégalement décidée par la CENI et le Gouvernement.
Léon Kolié pour GCI
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