
Ce renforcement du dispositif de contrôle sanitaire fait suite à la requête du Gouvernement guinéen, de la Coordination Nationale de Lutte contre Ebola et du Ministère de la Santé, qui a amené l’OIM à immédiatement renforcer ses activités de contrôle sanitaire au point d’entrée (PE) de Pamelap, le seul resté opérationnel depuis la déclaration de fin d’épidémie d’Ebola.
L’institution a également relancé le plan de coopération opérationnelle transfrontalier entre la Préfecture de Forécariah, en Guinée, et le District de Kambia, en Sierra Leone, créé durant l’épidémie, pour partager les informations clés concernant les cas de malades et leurs contacts dans les deux zones ; renforcer la synergie des stratégies mises en place des deux côtés de la frontière et réactiver les points de contrôle sanitaire aux principaux points d’entrée frontaliers des deux pays.
«L’OIM et ses partenaires ont commencé par renforcer le contrôle sanitaire au point d’entrée principal de Pamelap. Depuis lors, des volontaires communautaires ont été déployés au niveau des 48 principaux points d’entrée officiels et non-officiels présents le long de la frontière pour conduire des contrôles sanitaires. Ces points d’entrée sont traversés par en moyenne 20 personnes par jour » explique Kabla Amihere, Chef de Mission de l’OIM Guinée.
Ces mesures d’urgence s’ajoutent à la mise en place des activités de surveillance à base communautaire (SBC) lancées dans le cadre de la phase III de la Riposte dans la Préfecture de Forécariah le 23 janvier. « Le Gouvernement guinéen travaille désormais sur la phase III de la Riposte Ebola, qui met l’accent sur la sensibilisation des communautés à plus de vigilance en vue de prévenir toute résurgence de l’épidémie en Guinée, en les impliquant notamment dans la surveillance à base communautaire » ajoute M. Amihere.
À ce jour, l’ensemble des superviseurs de contrôle sanitaire de l’OIM, Action Contre la Faim, Concern Universal, Fédération Internationale de la Croix Rouge et Croix Rouge Guinéenne, et 122 volontaires communautaires ont été formés, équipés et déployés aux Points d’Entrée de la frontière avec la Sierra-Léone. Sur le terrain, ils bénéficient du soutien des agents de santé communautaires déployés par les mêmes partenaires dans la Préfecture de Forécariah. Leur mission commune demeure l’identification des alertes et leur communication à l’unité de surveillance.
Pour rappel, de mars 2014 à décembre 2015, la Guinée a enregistré 3804 cas de malades d’Ebola confirmés, probables ou suspects, dont 2536 morts, soit un taux de mortalité estimé à 66,7%.
Salématou DIALLO pour GCI
2016-GuineeConakry.Info




















