
Complètement mise en minorité au sein de l’Assemblée nationale, Cellou Dalein et ses compagnons de lutte croient dur comme fer que leur salut viendrait uniquement de la relance du dialogue formel entre acteurs politiques guinéens. Pour que les règles du jeu soient redéfinies et que l’opposition et le pouvoir cogèrent le processus électoral, dans une parfaite harmonie avec la Commission Electorale Nationale indépendante, CENI.
Bref, pour l’opposition dite républicaine, il y a lieu que les accords du 3 juillet 2014 soient remis sur table pour discussion d’égal à égal avec les autorités nationales, et sous l’arbitrage de la communauté internationale. Pour s’y prendre, elle est allée plus loin, en prenant la décision de suspendre ses activités aux travaux de l’assemblée nationale. Et pour accentuer la pression, elle compte relancer ses manifestations sur les voies et places publiques, avec ses corollaires de pertes en vies humaines et de dégâts matériels imprévisibles, mais toujours importants.
Au bout d’éventuelles marches et des meetings qui pourraient suivre, l’opposition compte profiter de l’occasion, selon des informations sourcées, pour récuser purement et simplement les élus locaux sur l’ensemble du territoire national, en se fondant sur l’argument portant sur l’expiration de leurs mandats. Mais pas seulement. Les marches seront organisées aussi pour accentuer la pression sociale sur le pouvoir en place, qui n’aura pas le temps de poser des actions concrètes pour booster la croissance et créer des emplois ; aucun investisseur n’osant entre temps s’aventurer sur le terrain guinéen. Objectif donc : paralyser les efforts du gouvernement actuel.
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















