
A l’entame de sa déclaration, Jean René Camara, ministre de la Pêche a souligné que « pour une deuxième année consécutive, une zone des eaux maritimes guinéennes s’étendant jusqu’à une limite de 60 milles marins, va être fermée à toute activité de pêche industrielle. Dans cet espace marin et pour une période de deux mois, allant du 1er juillet à 00 heure au 31 août 2015 à la même heure, il est interdit à tout navire de pêche industrielle de se livrer à une quelconque activité de pêche », souligne t-il.
Cette période communément appelée, période de repos biologique coïncide, à un moment de grande reproduction des différentes espèces de poissons.
« Cette interdiction est une mesure de gestion qui relève de notre engagement à instaurer dans le secteur de la pêche des pratiques de bonne gouvernance conformément à l’esprit et aux recommandations des Etats généraux de la pêche tenus en septembre 2013. Elle vise à protéger la ressource halieutique en lui permettant de se constituer ; également favoriser une amélioration des indices d’abondance et rendement des unités de pêche » a martelé le ministre.
Pour lui, la mesure ne s’applique pas aux navires de pêche dont les activités se situent au soixante milles (60) marins et aux embarcations de pêche artisanale.
Il a par ailleurs rappelé que « quand la mesure de repos biologique a été prise, la situation des ressources, établie par nos scientifiques du CNSHB, se caractérisait par une importante baisse des indices d’abondance des principales espèces de poisson, crevettes et céphalopodes dans les eaux guinéennes.» De même, les rendements journaliers des embarcations de pêche artisanale accusaient constamment des baisses affectant le niveau de revenus des pêcheurs artisans.
Cette situation découlait d’une surexploitation de la ressource dont la principale cause était un accroissement de l’effort de pêche qui n’a pas tenu compte du potentiel exploitable, explique-t-il.
Selon le ministre, avant l’ouverture de cette période, le centre de recherche sur les sciences halieutiques, de Boussoura a effectué une campagne d’évaluation de la ressource. Les résultats de cette campagne ont montré une légère amélioration des indices d’abondance de certaines espèces par rapport à celle qui existait. Cela est dû aux effets positifs du repos biologique de 2014 respecté par les pêcheurs industriels.
Pour terminer, le ministre dira que le département a mené des consultations avec les sociétés de pêche, à l’issue de cela, elles se sont engagées à constituer des stocks de sécurité pour couvrir les besoins de la population pendant la période de repos biologique qui coïncidera, au mois de Ramadan.
Environs 11.000 tonnes de poisson sont déjà en stock dans les chambres frigorifiques des plus grandes sociétés de pêche de la place et 14.000 autres tonnes sont annoncées.
A Noter que la surveillance de cette période est confiée au centre national de surveillance et de protection des pêches (CNSP) pour assurer une surveillance maritime et aérienne resserrée de nos eaux maritimes.
Salématou DIALLO pour GCI
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