
Inutile de rappeler que la paix est la condition sine qua non. Pour la première fois, on a dû reporter les examens du 9 au 16 pour donner le temps au tout nouveau premier ministre de mettre son gouvernement en place. Et, tout récemment, la capitale Conakry et certaines villes de l’intérieur du pays se sont trouvées confrontées à des difficultés liées à la gestion de la mutinerie, retardant davantage la mise en place du nouveau gouvernement.
Quoi qu’il en soit les candidats, leurs parents et les enseignants qui ne sont jamais consultés avant la prise des décisions ont toujours leurs mots à dire. Expressions recueillies par GCI.
Mamadou Camara, 21 ans, candidat au bac unique déclare: « Je pense que les gens feraient de nous rendre la vie. On ne peut passer tout son temps à reporter les examens scolaires. J’ai passé toute l’année pour affronter les épreuves en juin. Maintenant, on s’amuse avec les dates. Cela me déconcentre complètement! ».
Ibrahima Sory Baldé, 22 ans candidat au bac unique: « Le gouvernement ferait mieux de chercher à régler les problèmes des enseignants. Ce n’est pas en repoussant à tout moment la date des examens que la solution sera trouvée. Il faut se résoudre à trouver une solution définitive à tous ces problèmes. Au risque de pénaliser, à tout moment, les élèves que nous sommes ».
Hawa Leno, 17 ans, candidate au BEPC « Bon, moi trouve que ce n’est pas foncièrement mauvais que l’on reporte ces examens. Parce que je pense qu’il est préférable de cultiver la paix avant tout. De toutes les façons, ça permet aux candidats de se préparer davantage pour mieux affronter les examens. Je souhaite bonne chance à tous et toutes ».
Mariame Diakité, 18 ans, candidate au BEPC « quelque soit la date qui sera retenue pour le démarrage des examens, nous allons les affronter. Je n’ai de travail que les études. Seulement je demande au gouvernement d’améliorer les conditions de travail de nos professeurs ».
Pendant ce temps, les grands négocient.
Maimouna Fofana pour GuineeConakry.info




















