
Originaire de Niandankoura, dans la préfecture de Siguiri, où il a débuté ce métier à l'âge de sept ans auprès de son père Ibnou Nankamissa Naman Doumbouya, un guérisseur bien connu mondialement pour ses travaux, en matière de lutte contre certaines maladies, jugées incurables par la médecine moderne?
Ainsi, après avoir obtenu son certificat d'études primaires avec brio, il poursuit ses études jusqu'au niveau de brevet, où il a abandonné pour se consacrer essentiellement à ce métier auprès de son père, qu'il suivait avec beaucoup d'intérêt et d'humilité. Docteur en Alphabet N'ko, chercheur en pharmacopée et qui est toujours venu à but de maladies dangereuses, Abdoulaye, fort de son savoir-faire, a fait des tournées à travers le continent africain pour se faire connaître auprès de ses pairs africains notamment en Egypte, au Maroc , en Gambie, au Mali et en Côte d'Ivoire. Des pays où ses prestations ont toutes été appréciées.
C'est en 1992 que la direction préfectorale de la santé de Coyah a fait la découverte du "Savant Noir" guinéen. Ses exploits seront appréciés jusqu'au niveau central, par le Ministère de la Santé publique. Il lui sera accordé un quitus pour l'exercice de sa "médecine" au niveau de l'hôpital régional de Coyah où, il va réussi à traiter des maladies telles que la stérilité féminine et masculine, des infections aigues, certaines IST, des signes de cancer, de diabète, le rhumatisme, des crises d'épilepsie, la gastrite, la tuberculose, l'impuissance sexuelle, etc.
Notre tradi-thérapeute sera même invité à participer à des colloques au plan international au compte de la Guinée dans le cadre de la revalorisation de la médecine traditionnelle. Des rencontres, comme au Mali et au Sénégal, au cours desquelles, Abdoulaye Moussa Doumbouya alias "Savant Noir" se distinguera positivement. D'ailleurs, il dispose des représentations dans ces deux pays, au compte de l'Association qu'il dirige dans le cadre de l'implication et la coordination de la recherche scientifique en Afrique de l'ouest.
« Toutes mes difficultés aujourd'hui, c'est que je ne dispose ni de laboratoire encore moins de jardin botanique. Sinon, je fabriquerais des produits "Made in Guinea", et je traiterais toutes sortes de maladies que la médecine moderne ne peut encore traiter », souligne Savant noir.
C'est pourquoi, il a inscrit dans son agenda, la création d'une école ou un institut de Thérapeutes pour mieux répondre aux préoccupations des populations dans la lutte contre les maladies réputées incurables.
C'est pourquoi, notre Savant Noir lance un appel pressant aux autorités, aux bonnes volontés et aux bailleurs de fonds pour lui venir aide pour la construction d'un laboratoire et pour la mise en place d'un jardin botanique, afin de permettre aux thérapeutes guinéens de vivre du fruit de leur travail. Car, selon lui, les guérisseurs méritent d'être soutenus et encouragés pour le bonheur de la Guinée, des guinéens et de la Communauté africaine et mondiale.
Momo Soumah, GuineeConakry.Info




















