
On parle de plus en plus de religion dans les discussions ou autres causeries entre amis, on adopte de plus en plus de comportements selon les prescriptions de l’islam; le mode vestimentaire surtout de la couche féminine devient de plus en plus respectueux des textes coraniques, etc. Bref, chacun de son côté, tant soit peu, fait de son mieux, à la limite joue au conformiste, pour ne pas être considéré comme un "cheveu dans la soupe". Et le comble, ce sont les mosquées. Depuis le début du Ramadan, ces maisons de Dieu refusent du monde. Si tu n’es pas à l’heure, tant pis! Tu n’auras pas de place. Les ‘’musulmans-ramadan’’, comme on les appelle à Conakry, sont les nouveaux maitres des lieux.
En temps normal, excepté la prière du vendredi, l’iman aurait envie de faire du porte-à-porte pour inviter ou "forcer" les fidèles à venir accomplir ce devoir religieux. Mais ces temps-ci, même le muezzin n’a pas besoin de dépenser toutes ses calories pour inviter les fidèles musulmans.
Malheureusement, ce phénomène ne sera que de courte durée. Parce qu’au fur et à mesure que le mois avance, "les têtes commenceront à tomber" ou à se démasquer. La grande joie qui animait l’iman chaque fois qu’il se retournait, et s’apercevait que son temple refoule du monde, va aussi s’estomper. Peu à peu, les vielles habitudes vont revenir puisqu’on arrive plus à s’en départir. Ceci est une vérité, une réalité du moment. De ce fait, il y a lieu de poser la question: est-ce qu’on est musulman seulement qu’au mois de Ramadan ?
En tous les cas, cette attitude que les imams ne manquent d’ailleurs pas de dénoncer au cours de leurs prêches. Ils interpellent tout musulman: la pratique de la religion ne doit pas se limiter au mois saint de Ramadan. On se doit de la vivre et de la pratiquer à tout moment et tout instant.
Lamine Camara pour GuineeConakry.info




















