
Sans crier gare, le mois de Ramadan est enfin arrivé! Depuis quelques semaines, il en était question dans les causeries informelles dans la capitale guinéenne. En fait, les uns et les autres se demandaient, comment faire passer cette période qui coïncide cette année à la période habituellement appelée de soudure.
Plutôt propice à une certaine consommation, le jeûne musulman intervient cette année au moment où les denrées de première nécessité sont hors de prix. Heureusement que le gouvernement a compris la situation et a quelque peu agi par anticipation. Ainsi, les principales denrées que sont le riz, l’huile, le sucre, le pain ainsi que la viande vont, pour quelques-unes, avoir leurs prix bloqués et pour d’autres connaître une certaine baisse.
C’est là le résultat de tractations entre les principales organisations des opérateurs économiques et le gouvernement. Pour arriver à un tel compromis, il a fallu que le gouvernement renonce à certaines taxes.
Ainsi, les musulmans guinéens pourraient relativement observer avec sérénité leur jeûne. Il faut rappeler que pendant les 29 ou 30 jours, tout musulman majeur et ayant une santé mentale et physique, se doit de se priver de manger, de boire, de fumer et d'avoir des relations sexuelles dans la journée. Il est recommandé en lieu et place de faire de bonnes œuvres, de prier, d’implorer Dieu, de lire ou d’écouter la lecture du saint Coran.
Naturellement, pendant cette période, les entrepreneurs évoluant dans le monde de la restauration enregistreront leurs plus faibles recettes. Un véritable paradoxe dans la mesure où le Ramadan coïncidant aux grandes vacances d’été, la période aurait été faste à ces mêmes restaurateurs.
Globalement, ce tableau sera quasiment le même dans tous les pays d’Afrique au sud du Sahara, ayant leur population majoritairement musulmane. Sauf peut-être dans le nord du Mali, où on risque d’assister à une plus grande radicalisation des groupes intégristes qui y font régner la loi.
Fodé Kalia Kamara pour GuineeConakry.info




















