
Nous vous livrons le contenu intégral de la lettre de démission de l’ex-ministre de la Réconciliation Nationale, Bah Oury, au sein commission de réflexion sur l'éducation.
« Mes chers amis, je me retire de la commission de réflexion sur l’éducation. Mais néanmoins, je salue l’initiative du Président de la République en créant la commission de réflexion devant faire le diagnostic du système éducatif de notre pays.
Lors de la première rencontre de travail, le Conseiller chargé de l’éducation à la Présidence a proposé une structuration de la commission en s’adjugeant la présidence de la commission et en accordant aux représentants de la société civile et des syndicats les deux vice-présidences.
Le cumul par la même personne des fonctions de président de la commission et de conseiller à la Présidence, jette un doute sérieux sur la capacité de la commission à travailler de manière autonome, afin de faire un diagnostic sans complaisance et approfondi du système éducatif guinéen, comme l’a demandé le Président de la République. Par la suite et par mes soins, ce dernier a été informé de ce fait.
Le lendemain dans un entretien téléphonique avec le Conseiller à l’éducation de la Présidence, j’ai avancé des proposions alternatives de gouvernance pour la commission, ce qui manifestement n’a pas retenu son assentiment. Par conséquent, comme je l’avais déjà indiqué au Président de la République, c’est avec regret que je me retire de la commission ».
GCI




















