
L’ atelier de formation des comités techniques dirigés par le REFMAP (réseau des femmes du fleuve Mano pour la paix ) , vise à contribuer à une meilleur prise en compte du genre dans les politiques et programmes de développement , notamment au niveau des forces de défense et de sécurité, en renforçant les capacités des membres des organes du comité national de pilotage de la réforme , en créant un cadre d’échange et de partage au sein des forces de défense et de sécurité sur le questions liées au genre ainsi que la participation des femmes militaires et paramilitaires au niveau des instances de décision.
Docteur Dieliman Ousman Kouyaté est le Conseiller politique du ministère de la défense nationale, président de la commission technique de suivi de la réforme du secteur de sécurité : « la réforme du secteur de la sécurité s’occupe de la conception, du pilotage, de l’appropriation nationale, de l’évaluation et du suivi de toutes les actions identifiées dans le document cadre. la réforme du secteur de la sécurité en Guinée est bâti sur le rapport d’évaluation qui a été fait par les nations unies , l’union africaine et la francophonie en 2009, sur l’état sécuritaire en république de Guinée à l’époque, à des moments troubles de 2008,2009,2010.
Cette évaluation du secteur de la sécurité s’est limitée aux secteurs de l’armée, la gendarmerie, la police, la protection civile, la justice, l’environnement, et la douane. Ce rapport d’évaluation comportait 162 recommandations. Le document a été remis au président de la transition à l’époque le général Sékouba Konaté le 10 mai. La RSS est la deuxième recommandation émanant de l’accord de Ouaga dont la première était l’organisation d’élection libre et transparente. Une fois que le président de la république a été élu, dans son discours d’investiture, la réforme du secteur de sécurité était l’axe principal de son projet de société. Il nous a donc instruit de réfléchir à comment mettre en place les organes de pilotage de cette réforme. Nous avons organisé un séminaire nationale qui a aboutis à l’établissement de 317 recommandations et la mise en place des organes de pilotages de la réforme, un comité nationale de pilotage battis sur une commission d’orientation stratégique placée sur l’autorité du président de la république, accompagné par un premier vice-président qui est le premier ministre et d’un deuxième vice-président qui est le ministre délégué à la défense » a expliqué le conseiller. La mission assigné, selon lui, à cet organe de pilotage, c’est de veiller à l’adoption des stratégies et des orientations pour la mise en œuvre des 162 recommandations.
Le deuxième structure essentielle de la réforme « c’est la commission technique de suivi, que je dirige, c’est le niveau de conception chargé de l’appropriation de la reforme par la population ainsi que de la programmation de toutes les activités permettant d’aboutir à la mise en œuvre correct des 162 recommandations c’est l’outil central de pilotage de la réforme » a justifié Docteur Kouyaté
En ce qui concerne l’atelier sur la convention 1325 et le genre, le président de la commission technique précise « La réforme au niveau de l’élaboration de la stratégie est terminée, nous amorçons la phase d’opérationnalisation, à partir de là nous nous plaçons les objectifs réels de la réalisation de la réforme. Cet atelier s’inscrit dans ce cadre puisque parmi les 162 recommandations vous avez deux qui sont transversales qui sont : la lutte contre la prolifération des armes légères et la promotion du genre » a déclaré Docteur Dieliman Ousman Kouyaté.
A l’issue du projet, les organes du comité national de pilotage devraient contribuer à la mise en œuvre effective de la résolution 1325, la prise ne compte des préoccupations des femmes devraient être également effective, notamment la réduction de la disparité entre hommes et femmes et le recrutement de 30 pour cent des femmes au sein des forces de défense et de sécurité.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
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