
Organisée par SFCG en partenariat avec le PREMA (Programme de réforme et de modernisation de l’administration) avec le financement de la Banque Mondiale, cette plateforme veut permettre à tous les acteurs intervenants dans le projet de réforme et de modernisation de l’administration, d’échanger et de faire des propositions pertinentes sur les réformes engagées au ministère de l’enseignement pré-Universitaire et de l’Alphabétisation.
Cette neuvième et dernière session consacrée aux réformes engagées au ministère de l’enseignement pré-Universitaire et de l’Alphabétisation s’inscrit dans le cadre du projet « Gouvernance et responsabilité du secteur public » qui est une composante du vaste programme de réformes enclenchés par le gouvernement guinéen, au lendemain des élections présidentielles de 2010.
La clôture des sessions consultatives de la plateforme initiée par SFCG a réuni comme d’habitude de nombreux ONG de la capitale et de l’intérieur du pays, les syndicats, les représentants de l’administration, les médias, autour de la problématique d’un système éducatif fiable et de qualité.
«Il y a l’engagement des organisations de la société civile qui nous accompagnent depuis le début, il y a eu beaucoup d’activités, on a renforcé leur capacité, on leur a donné des formations en techniques de plaidoyer, de suivi et évaluation sur le budget de l’Etat » a déclaré Jeannette Haba, responsable projet à Search. La réforme est un processus, selon elle, le changement ne va pas s’obtenir maintenant, il faut encore motiver les participants, informer ceux qui ne le sont pas encore pour aller de l’avant.
Le présentateur du thème « les reformes du ministère de l’enseignement pré-Universitaire », Gbato Richard Gonotey, a expliqué qu’il y a des efforts en cours et les autorités s’en occupent avec sérieux. Cependant, Il est indispensable qu’un budget conséquent soit alloué à l’éducation. La Guinée qui n’atteint pas le niveau de la sous-région, doit vraiment s’ajuster. « Aujourd’hui, on n’a pas suffisamment d’infrastructures scolaire, il faut continuer à les construire, il y a aussi une insuffisance par rapport à la qualité de l’enseignement, notamment en ce qui concerne la formation des enseignants qu’il faut poursuivre » a-t-il insisté.
Au cours de cette dernière session de clôture, les OSC ont chacune posé un diagnostic très accablant contre le système éducatif guinéen, qu’elles estiment unanimement à la dérive. Ils ont pointé du doigt entre autres, le niveau faible des élèves et des enseignants, la corruption dans les écoles, la prolifération des écoles privées qui n’obéissent pas aux règles, ni aux normes, l’indiscipline dans les écoles, le manque d’enseignant dans les zones rurales, etc. Rien de moins.
Salématou DIALLO pour GCI
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