
Amadou Laouratou Diallo de F2DDH qui a présenté l’étude a, en préambule tenu à préciser que le choix de la préfecture Pita pour cette étude tient au fait que : « Nous avons constaté que dans les cas de viols relevés, la plupart du temps, Pita est souvent citée par les médias, mais aussi sur la base des informations recueillies par nos antennes locales, les statistiques du haut-commissariat des Nations unies aux Droits de l’Homme », justifie M. Diallo.
« Nous ne disons pas que les viols se commettent beaucoup plus à pita que dans les autres préfectures, mais plutôt que Pita fait partie des zones où ce phénomène est récurrent » a-t-il insisté.
Sur l’objectif de la rencontre, M. Diallo explique que c’est dans le but de partager avec les médias, une étude de cas de viols constatés dans la préfecture de Pita. « Nous avons réalisé là-bas une étude avec trois composantes. Nous y avons organisé une table ronde, une émission interactive, pour permettre aux habitants des coins les plus éloignés, pour exprimer leurs idées par rapport au viol. Ensuite nous avons organisé une caravane de sensibilisation au cours de laquelle, nous avons parcouru environ un kilomètre de route dans la ville de Pita. Pour attirer l’attention de la puissance publique sur le phénomène du viol, et quelles sont les mesures qui devraient être prises pour atténuer ce phénomène » a-t-il décliné.
Il a, par ailleurs expliqué que son ONG ne peut faire face à toutes les sollicitations, sur tous les cas de viols sur le plan national. Il a toutefois déclaré que son organisation envisage de mener, au-delà de l’étude de cas de Pita, une autre sur le plan national pour faire le point de la situation.
Sur le plan de la justice et de la coercition F2DDH envisage de collaborer avec l’OGDH et la FIDH, pour les batailles judiciaires en faveur des victimes pour lesquelles, ils souhaitent prochainement se porter partie civile. Le vice-président de l’OGDH, Elhadj Malal Diallo a pour sa part, salué l’initiative de l’ONG et expliqué que la recrudescence du phénomène du viol en Guinée, est : «un problème de justice, cette dernière ne fait pas son travail; donc c’est l’impunité qui fait que cette situation perdure dans le pays. Il faut que la justice guinéenne se réveille ! » a-t-il alerté.
Selon les chiffres présentés dans cette étude, des milliers de femmes victimes depuis le début de l'année, de tous les âges ont été répertoriées par la police et la gendarmerie dans la préfecture de pita, avec parfois des cas extrêmes comme l’agression d’un nourrisson de 7 mois ou d’une vielle femme de 80 ans !
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
© 2016 GuineeConakry.Info




















