
Ce séminaire qui a débuté le 9 juillet doit se poursuivre jusqu'au 29 juillet. Il a été rendu possible grâce à l’assistance technique et financière du PNUD, en partenariat avec l’Unicef, le HCDH (haut-commissariat des Nations unies aux refugiées) et le gouvernement guinéen.
L’objectif de la rencontre avec les syndicats et les organisations de la société civile, est de les informer du programme de travail de la CPRN, leur faire prendre une plus grande connaissance du projet des consultations nationales et donc de maximiser le plus possible, leur implication dans le processus de réconciliation nationale.
Dansa Kourouma est le président du CNOSCG (Conseil national des organisations de la société civile guinéenne : « cette réconciliation est une bonne approche, mais ça ne veut pas dire que, c’est une approche parfaite. Comme la réconciliation nationale est un processus national qui doit être participatif, il n’y a pas une seule famille aujourd’hui, où il n’y a pas eu de victimes. Donc, il est important que ces acteurs soient écoutés sur ce qu’ils ressentent par rapport à la méthodologie utilisée. Parce que, la réconciliation, c’est un processus, mais ce n’est pas un résultat. » a-t-il fait savoir.
Avant de poursuivre : « Lors de la déclinaison du processus, on peut se rendre compte que la méthodologie utilisée est bonne, mais elle a des imperfections qu’i s’avère nécessaire d’améliorer, et c’est au fur et à mesure qu’on améliore la méthodologie qu’on se réconcilie aussi. »
Pour le président du CNOSCG, le fait que le CPRN soit dirigé par des religieux est pour lui, une bonne méthode, parce que selon lui, la seule chose qui unit 99% des Guinéens, c’est la religion « c’est une opportunité pour que ces deux chefs religieux puissent communier avec les fidèles pour leur faire comprendre » a-t-il déclaré.
De son coté, Elhadj Mamadou Saliou Camara, Grand Imam de la mosquée Fayçal a appelé tous les acteurs de la société civile à s’impliquer d’avantage : « Aujourd’hui la rencontre était avec la société civile, les centrales syndicales, on a besoin de votre appui, pour aider cette commission à trouver les voies et moyens pour réconcilier les Guinéens. Car, ce n’est pas ces deux co-présidents qui vont régler cette réconciliation, mais c’est tous les Guinéens qui doivent être concernés par cette réconciliation. Surtout ceux qu’ils veulent l’intérêt de la Guinée et ceux qu’ils veulent la paix en Guinée pour qu’on puisse développer notre pays » a-t-il interpelé.
Et d’ajouter : « Personne ne peut venir enlever cette haine entre les guinéens, c’est nous les Guinéens qui devons penser à nos enfants. Je donne tous ces conseils-là aux victimes, car la réconciliation est nécessaire et indispensable, il faut qu’on se donne la main pour nous réconcilier. ».
A terme, ce séminaire permettra aux acteurs concernés de s’approprier les enjeux liés à la réconciliation, de mieux appréhender le rôle du CPRN et enfin d’intégrer le projet de consultation nationale.
Mamadou Aliou Diallo pour GCI
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