En renonçant volontairement au soutien des Nations unies dans sa guerre en vue contre les rebelles hutus rwandais en activité depuis des décennies dans la province orientale de la RDC. Même si par le passé, les relations entre ce pays et cette institution ont été toujours cahoteuses, cette fois les contradictions semblent avoir atteint leur point culminant, et la rupture est tout naturellement devenue inexorable.
Les généraux de brigade Bernard Mandefu, chef de l'opération Sokola et le général Sikabwe Fall, chef de la région militaire du Nord-Kivu, sont ceux par lesquels, les antagonismes se sont accentués. Ces deux haut gradés sont en ligne de front face aux rebelles des (FDLR Forces démocratiques de libération du Rwanda), au Nord-Kivu, où régnaient aussi, il n’y a pas si longtemps les miliciens du M23. Le pouvoir de Kinshasa ayant obstinément refusé d’obtempérer face aux recommandations appuyées de l’ONU, qui réclamait le départ et la poursuite de ces deux officiers supérieurs, soupçonnés de graves atteintes aux Droits de l’Homme et de crimes contre l’humanité; cette dernière a décidé d’opérer un intelligent blocage des opérations dans lesquelles elle était impliquée, pour faire plier Kabila.
Mais comme on le constate, le clash est désormais patent. En réalité, la question du désarmement effectif des milices du FDLR, n’est pas chose, dans la mesure où des complicités de plus en plus corsées se sont établies au fil du temps. Et chacun des camps, tout en faisant semblant d’ignorer, sait bien qu’au bout du compte, il y a des intérêts communs à protéger et à partager. Cette situation paradoxale et traitresse est le nid des conflits d’intérêts et des ‘’bâtons’’ mis dans les roues de la Monusco.
A présent que Joseph Kabila a décidé de voguer seul, d’enfourcher avec un nationalisme qui inquiète de nombreux politiques, le cheval de la souveraineté, toutes ces situations alambiquées vont refaire surface et gangrener une crise déjà suffisamment complexe, au risque d’éloigner la RDC pour longtemps encore des vraies solutions, des véritables issues de la sempiternelle crise.
Maria de BABIA pour GCI
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