
La date-butoir du 12 février était celle convenue pour enclencher le processus, mais l’opposition a une feuille de route alternative, celle qui repense les échéances tout en les débarrassant ‘’objectivement’’ de leurs scories politiques. Notamment, certaines contraintes identifiées par la Ceni, qui a ses yeux ne sont subterfuges pour dissimuler des intentions inavouées.
L’opposition congolaise, constituée entre autres de l’UDPS d'Etienne Tshisékédi et de l'Union pour la nation congolaise « UNC » de Vital Kamerhe, dans son communiqué dit avoir trouvé des « écueils sur les plans juridique, opérationnel, financier, logistique et même sécuritaire », ce qui a ses yeux comportent des risques et des manquements graves.
Les autorités de Kinshasa de leur côté, tiennent à préciser que ce calendrier n’est point le sien, mais plutôt l’émanation de l’organe indépendant qu’est la Commission électorale nationale indépendante, qui ne répond en rien du gouvernement. Et de préciser par la voix du PM Augustin Matata Ponyo : « Nous attendons les réactions de la Céni au sujet de la contre-proposition de l'opposition.»
Pour des élections présidentielles annoncées pour le 27 novembre 2016, le moins l’on peut dire, c’est que choses ne sont pas bien parties. Chaque partie doutant de l’autre et la société civile et la communauté internationale, assistant presque impuissantes à ce jeu de dupes qui risque hélas de finir par un jeu de massacres, si l’on n’y prend garde.
Maria de BABIA pour GCI
2015 – GuineeConakry.info




















