
Ainsi ce mardi 24 février, les forces armées congolaises ont décidé de lancer des opérations surprises contre des rebelles hutus rwandais présents dans l’est de la RDC, soupçonnés depuis toujours par Kigali, de crimes durant le génocide de 1994 contre les Tutsis.
Morts ou vifs
Paul Kagamé les veut ‘’morts ou vifs’’ depuis une éternité, mais la complexité de la situation socio-historique de la question, et la capacité soutenue et continue des FDLR, n’ont pas permis d’atteindre cet objectif. Tapies dans les forêts du Massissi ou les montagnes du Mulengue, armées comme il faut, les FDLR comptent entre 1500 et 2000 hommes dans leurs rangs. Des miliciens armés et aguerris qui ne sont point des proies faciles.
Officiellement depuis environ une année, ces miliciens affirment à qui veut l’entendre, qu’ils ont déjà déposé les armes, mais tous les observateurs sont unanimes qu’ils sont impliqués dans divers trafics d’or, de cassitérite, de bois et même de diamants, pensent certains.
La guerre pourrait durer
Déclencher donc une traque contre ces hommes, va exiger des forces congolaises de la détermination, et plus, une meilleure connaissance du terrain. Car les deux Kivu (Nord et Sud) sont des provinces couvertes de forêts, de volcans, de lac, où la nature sauvage est souvent la première ennemie du soldat. Pas étonnant donc que les FARDC avertissent, ces combats «vont durer aussi longtemps que ces gens vont résister ! »
Cette opération ''Sukola 2'' qui débute dans le sud Kivu, avec le général Espérant Masudi, à Uvira, la ‘’terre des Banya Mulenge’’, ces hutus congolais, est vraisemblablement le ‘’morceau dur’’ des opérations, par l’implantation des FDLR y est forte, concentrée et diffuse à la fois. Leur proximité des populations et les complicités établies depuis longtemps, seront des obstacles de taille sur la route d’une éventuelle reddition.
Les limites des ambitions souveraines de la RDC
Quand on sait que les FARDC sont désormais privées de l’appui logistique et stratégique de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), suite aux incompréhensions soulevées par les cas des officiers supérieurs Bruno Mandevu et Sikabwe Fall, suspectés de graves violations des droits de l’homme, l’on réalise plus objectivement la partie ne sera pas une sinécure. Bien au contraire, ces opérations militaires contre les FDLR, vont montrer les limites des ‘’souveraines ambitions congolaises. A moins d'un miracle militaire...
Maria de BABIA pour GCI
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