
Divine surprise si l’on se fie à l’agenda de la Ceni, la feuille de route n’indique aucune intention avouée du président Joseph Kabila de se présenter aux prochaines consultations. Une information de nature à contenter la communauté internationale qui était aux aguets, pour déceler la moindre once de velléité politique visant à contourner, voire violer la constitution par une candidature ‘’de trop’’.
Les deux préalables de la Ceni ayant été satisfaits à savoir : lever les options électorales et avoir un budget conséquent pluriannuel adopté par le gouvernement, rien plus objectivement ne s’oppose à l’organisation des différentes consultations. Il s’agira dans un premier temps, cette année, des élections locales, provinciales et municipales annoncées pour octobre. Puis les élections des sénateurs et des gouverneurs en 2016. Enfin, les présidentielle et les législatives, viendront en novembre 2016 clôturer ce long processus.
Cependant, pour l’Abbe Malu Malu, pas de craintre : « La Ceni est responsable, professionnelle et sait ce qu’elle doit faire. C’est aux uns et aux autres de s’en tenir là… » Le calendrier électoral publie ce 12 février, pourrait donc baisser les tensions politiques malgré toute on évidente complexité. Le temps que les diverses mouvances politiques se retrouvent, analysent et réagissent calmement ou violemment selon ses intérêts. A coup sur la question du fichier electoral reviendra dans le debat.
D’ici-là, le pays pourrait souffler un peu, amorcer une introspection qui permettrait, en prenant de la hauteur, de s’attaquer avec plus de détermination aux questions récurrentes des provinces de l’est confrontées aux agressions rebelles et à l’exploitation anarchique de leurs richesses.
Maria de BABIA pour GCI
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