
Cette possibilité a été clairement évoquée par le président de la Cour constitutionnelle, Benoît Lwamba Bindu, suivant l’interprétation logique qu’il fait de la constitution RD congolaise. Il délivrait cette lecture de la loi en réponse aux ‘’inquiétudes’’ de la majorité qui voulait savoir ce que prévoit la Constitution, au cas où les élections étaient reportées à la fin du mandat présidentiel en cours. Autrement dit, quel sera l’avenir de Joseph Kabila ?
La réponse du président de la Cour à la majorité est sans ambages, conformément à l’esprit de l'article 70, alinéa 2 de la Constitution : « à la fin de son mandat, le président de la République reste en fonction jusqu'à l'installation effective du nouveau président élu ». De quoi rasséréner la majorité qui ne cherchait pas mieux. On pourrait même la soupçonner d’avoir voulu titiller Cour Constitutionnelle, pour entendre cette réponse douce à ses oreilles.
Une mise en scène politique savamment orchestrée pour entériner le ‘’futur fait accompli’’, au grand dam des démocrates et de la démocratie. Désormais, l’opposition sait quelle est la position du pouvoir vis-à-vis du processus électoral. La méthode Kabila est en marche. Elle évolue en laxisme programmé, en silence assumé et en coups de poignard politique mortels. Comme le caméléon, il avance à son rythme. L’opposition peut crier à la trahison, il poursuit imperturbablement sa trajectoire.
Au passage, Kabila cible des anciens amis comme Moïse Katumbi, les harcèle en traquenards bien médiatisés, pour leur rendre la monnaie de leur pièce politique et montrer jusqu’à preuve du contraire qu’il est le seul maître à bord du bateau nommé ‘’RDC’’.
Maria de BABIA pour GCI
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