
Cette signature intervient donc comme une respiration attendue de tous, pour reprendre des forces. Non pas pour détruire, mais pour élaguer les pistes nouvelles d’un pays qui veut se réconcilier avec lui-même.
Pour cela, il faudra déposer les armes, se démobiliser avant la nécessaire réinsertion, des préalables indispensables à une socialisation progressive. Cette signature ouvrira la voie à la reconquête de droits citoyens. Ainsi, les ex-Seleka et anti-Balaka pourront prétendre devenir gendarmes, policiers, gardes forestiers, soldats de la nouvelle armée centrafricaine, ou tout simplement des citoyens ‘’normaux’’, engagés dans le développement de la RCA.
Le Forum de Bangui dont les travaux sont conclus par cette importante signature, est hautement apprécié par la majorité des Centrafricains, car il symbolise de manière concrète l’exaspération des populations face à tous les massacres, les viols et les humiliations qu’elles ont connus, subis et ressenti profondément dans leur chair.
Reste maintenant à la communauté internationale de supporter de façon rapide et réaliste cet accord, en faisant les efforts nécessaires pour mettre à disposition les moyens financiers, techniques et humains pour favoriser l’atteinte des objectifs de l’accord. Mais cela sera insuffisant, si les acteurs qui ont apposé leurs signatures au bas de l’accord, ne respectent guère leurs engagements ; s’ils ne mettent un point d’honneur à s’investir définitivement dans la paix et le développement de la RCA. Loin de toutes les tribulations confessionnelles.
Maria de BABIA pour GCI
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