
Des enfants, des jeunes et des femmes se sont attroupés tout d’abord, puis ont littéralement occupé les chaussées, suite à une intervention énergique des forces de l’ordre. La gendarmerie de la mairie, venue en première position a échoué dans son approche de persuasion fraternelle.
Face à l’entêtement des jeunes, un second groupe de gendarmes venus de Hamdallaye ont lancé des grenades lacrymogènes. Révoltés par cette intervention, les groupes de jeunes se sont mis à caillasser les véhicules et autres passants, brûler des pneus et barricader de nombreux accès. Sans retour du courant électrique, les manifestants disent qu’ils occuperont les artères principales de leur territoire, aussi longtemps que possible. Principalement sur le tronçon Kakimbo-Dispensaire-Ratoma-Taouya, précisément.
Ce mouvement qui était pacifique de 6h à 9h30, a dégénéré aux environs de 10h du matin, quand le deuxième groupe de gendarmes et policiers est passé à l’offensive, pour dégager obligatoirement la chaussée, afin de fluidifier la circulation, car ces incidents ont entrainé un embouteillage monstre pour de nombreux citoyens qui voulaient se rendre à leurs lieux de travail ou qui vaquaient simplement à leurs affaires.
Ce qui est déplorable, c’est que ceux que les manifestants bloquent ou caillassent sont aussi victimes qu’eux, car eux aussi sont soumis à ces délestages prolongés. Tout ceci se passe sur fond d’arrivée à Conakry du président Blaise Compaoré du Burkina Faso qui, lui est passé sur un axe plus paisible.
Précisons enfin qu'aux environs de 13h TU, les manifestants ont, ou libéré volontairement les lieux, ou ont été chassés des rues. Cependant, les amas de pierres, les divers débris en monticules, ralentissent encore les nombreux véhicules qui étaient jusque là piégés.
Momo Soumah pour GuineeConakry.info




















