
Le président de la première puissance mondiale, Barack Obama, lui-même après coup que cette séquence historique libyenne « a été la pire erreur » de son mandat. Pourtant ce n’est pas faute d’avertissement.
L’avertissement de l’UA
On se rappelle que l’Union africaine avait bataillé dur pour se faire entendre, mais en vain. D’ailleurs, Jean Ping, l’actuel challenger d’Omar Bongo, était celui qui présidait aux destinées de l’organisation panafricaine.
Interrogé le 24 mars 2011, par nos confrères de RFI, Ping avait répondu concernant la résolution de la crise libyenne : «Voyez-vous, à la réunion de Paris par exemple, aucun Africain n’était présent. La Ligue arabe était présente, mais l’Union africaine n’était pas là…Et lorsque l’Union européenne et les autres préparaient la résolution et l’application personne n’est venu nous voir. Madame Ashton est allée au Caire ; elle n’est jamais venue nous voir. (…) En Libye c’était deux forces militaires. De chaque côté, il y avait de l’armement lourd ! Des chars ! Donc, ça s’apparentait beaucoup plus à une guerre civile. Et les risques, c’était la partition et la « somalisation » du pays ».
Vision historique
Jean Ping ! Une vision historique on ne peut plus claire, reconnaissons-le. Ça n’a pas raté, la Libye est passée par pertes et profits, pendant que les conséquences de cette guerre se répandent sous nos yeux impuissants en terrorisme envahissant, en circulation illicite massive d’armes létales et autres disséminations de catastrophes, que ce conflit ‘’provoqué’’ a entrainés.
Le rapport des députés britannique démontre que ce conflit en fait, n’avait d’autre but que le renversement du régime politique de Kadhafi et l’élimination physique de sa personne. Tout le reste n’est que broderie ! Notamment, s’agissant du cas de la capitale de la Cyrénaïque, l’armée du Guide ayant été défaite 24h avant, sur la route d'Agdabiya, les bombardements et autres traques, ne se justifiaient vraiment plus.
La revanche posthume de Kadhafi
L’intervention occidentale avec en tête de pont l’alliance franco-britannique, soutenue par les Etats-Unis a largement outrepassé le mandat onusien pour se transformer en une entreprise destructrice, sans souci du lendemain. Sans aucune esquisse réfléchie sur les probables retombées sur l’Afrique et le monde. Une aventure impérialiste pour «accélérer l’effondrement politique et économique de la Libye »
Ce rapport parlementaire britannique, à son corps défendant, sonne comme la revanche posthume de Kadhafi, car, comme dit un proverbe africain : « Le mensonge a beau construire mille cases, c’est la vérité qui les habitera toutes ! »
Maria de BABIA pour GCI
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