
C’est exactement dans cette situation de précarité que les Guinéens vont célébrer l’une des plus grandes fêtes musulmanes, l’Aïd el fitr. Au cours de celle-ci, il est recommandé de se vêtir de ses plus beaux habits et de rendre sa famille heureuse, le plus possible, en organisant un véritable festin dans le foyer. C’est tout naturellement à cette occasion que les tout-petits aussi s’attendent à être ‘’gâtés’’ par leurs parents. Mais, à l’allure où vont les choses, en ces temps de vaches maigres, avec les prix des biens de consommations qui flambent, beaucoup d’entre eux devront déchanter. Hélas.
Pour s’en convaincre il suffit de faire un tour dans les marchés de la capitale. Les prix des chaussures et des habits pour enfants ont doublé et même triplé à maints endroits. Il y a quelques années un chef de famille avait besoin de moins de 100.000 Gnf pour "enjôler" son enfant. De nos jours il faut débourser au moins 150.000 Gnf et même 200.000 Gnf, selon que ce soit un garçon ou une fille. Evidemment pour les filles, la situation est plus compliquée, car il faut en plus des vêtements acheter des mèches pour tresses, des colliers, des bracelets et autres parures etc.
A cela s’ajoute le fait qu’il faut aller peser le kilo de la viande à 30.000 Gnf, à défaut de pouvoir acheter un poulet entre 40 à 50.000 gnf.
Karifa Keïta pour GuineeConakry.info




















