
L’armée tchadienne a décidé, en synergie avec les armées des autres pays engagés, notamment le Nigeria, le Niger et le Cameroun d’en finir avec Boko Haram. C’est pourquoi, avec hargne, ils se battent, débusquant au passage, les diverses catégories de miliciens ‘’fous de Dieu’’, les hommes d'Abubaker Shekau.
Il y a l’anonyme piéton, un fantassin qui s’ignore, mais qui est aussi dangereux qu’il sait se fondre dans la foule ; il y a aussi le soldat aguerri, pugnace et tortionnaire ; enfin, il y a l’officier retors, reclus dans ses lâches repaires et qui élaborent de funestes plans pour disséminer la terreur.
Ce sont incontestablement les maillons puissants de la chaîne de l’horreur où les plus nombreux, ceux qui marchent dans l’anonymat sont les plus dangereux. Ce sont les fourmis magnans, les ouvriers de la guerre, ingénieux dans le crime. Les offensives victorieuses de l’armée tchadiennes visent donc ces différentes catégories, qu’elles anéantir systématiquement. Militairement.
En occupant Dikwa après plusieurs heures d’intenses combats, Dikwa qui était jusque-là un point névralgique pour Boko Haram, les Tchadiens démontrent pleinement leurs capacités combatives. Ils se montrent à la hauteur du ''boulot''. Et en enchaînant les victoires de Gamburu et de Dikwa, l'armée tchadienne prouve qu'elle est désormais le fer de lance des 8700 soldats africains coalisés pour la reconquête des territoires sous domination ''haram''.
Cette guerre asymétrique ne sera certes pas facile, mais l'élan pris est rassurant quant à la victoire finale.
Maria de BABIA pour GCI
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