
La cérémonie s’est déroulée en présence, entres autres, du représentant de NRGI (Natural ressource Governance Institute) Eric Bisil, qui est en même temps est partenaire technique et financier du projet, du vice-président du CNOSCG (Conseil national des organisations de la société civile guinéenne).
Pour rappel, c’est le 30 décembre 2015 que la Guinée a publié son premier rapport, sous l’égide de la norme édictée en 2013, et qui se substituait à la norme ITIE de 2005. Et dans le but de préparer les acteurs de la société civile à la nouvelle norme ITIE de 2013, Action Mines Guinée a initié et mis en œuvre en 2015, le projet « appui à l’action citoyenne pour la promotion de l’ITIE en Guinée » ce projet avait permis de renforcer les capacités de la société civile et des universitaires sur la nouvelle norme et sur l’analyse des rapports ITIE.
Fort de ces acquis, les conseils universitaires pour la transparence dans les industries extractives (CETIE) ont procédé, sous l’encadrement technique de l’ONG Action Mines et de NRGI, à l’analyse du rapport ITIE 2013 dont les résultats et les principales conclusions constituent l’Object du présent atelier de restitution.
Bah Amadou, Le président de l’ONG Action Mines Guinée s’est exprimé sur l’enjeu de la tenue de cet atelier de restitution « Est-ce que toutes les exigences ont été correctement mises en œuvre ? S’est- il interrogé, je pense bien que c’est un travail intellectuel qui a été effectué par ces étudiants et qui est aujourd’hui en train d’être restitué, pour permettre au secrétariat exécutif de l’ITIE d’améliorer les prochains rapports ITIE, parce que je vous avoue qu’il y a assez de lacunes dans le rapport (2013) ; donc il faut songer à améliorer, surtout répondre à la curiosité du citoyen. Répondre aux exigences de transparence auxquelles nous avons souscrits et l’impact du rapport permettra aux citoyens de savoir qu’est que l’Etat a engrangé dans le cadre de l’exploitation minière ? Qu’est que l’Etat a fait de ce que les compagnies minières ont payé au compte de la Guinée ? Est-ce que les flux financiers qui ont été répertoriés dans le cadre bien entendu de l’exploitation minière en 2013 ont permis à l’Etat de faire quelques chose au bénéfice des populations. Le rapport c’est un gage de transparence, ça permet aux uns et aux autres de savoir, par exemple, ce que Rio Tinto a payé, ce que BSGR a payé, ce que CBG a payé, ce que la Semafo a payé en 2013. Ça permet déjà au citoyen de poser des questions aux dirigeants, à l’Etat pour savoir qu’est qu’on en a fait ? C’est donc un début de transparence que nous encourageons » a expliqué le président de l’ONG.
Il poursuit en abordant les éléments de transparence contenus dans le rapport « Vous savez dans les exigences de l’ITIE, il est dit que le rapport doit contenir un certain nombre d’informations. Ce sont les informations contextuelles du secteur minier, le rapport doit faire une sorte de cartographie du secteur minier pour que le citoyen, en lisant le rapport, sache quels sont les potentialités de la Guinée ? Qu’est que la Guinée a comme bénéfice à tirer de l’exploitation.»
À travers ces informations contextuelles, le poids du secteur minier dans l’économie guinéenne, aujourd’hui tourne autour de 28 pour cent du PIB du pays et près de 80 pour cent des recettes d’exportations. La Guinée est quasi dépendante de ce secteur. Ainsi le rapport doit ressortir toutes ces informations, y compris les procédures d’attribution des licences.
Pour sa part, le coordinateur Afrique de Natural ressource Governance Institute, NRGi, a expliqué que son institution apporte une assistance technique et financière au projet d’analyse du rapport ITIE 2013 « Cet atelier revêt une importance particulière en ce que l’analyse du rapport 2013 permet d’identifier les pistes d’amélioration pour les prochains rapports qui son en cours de préparation. la qualité d’un rapport ITIE dépend de la qualité des débats qui peuvent en découler, mais également dépend du maintien de la Guinée au statut de pays conforme à l’initiative, qui revêt également une importance particulière pour monter ses efforts en terme de transparence dans les industries extractives.
Quant au vice-président du CNOSCG, il a surtout articulé son intervention autour de la profitabilité des ressources du pays aux populations guinéennes, dans un élan de partenariat gagnant-gagnant entre l’Etat et les entreprises minières. Il a par ailleurs salué le fait que des universitaires s’intéressent dorénavant à la publication des rapports ITIE.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
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