
...Pr Amara Cissé a déclaré que: '' Les résultats tombent à point nommé pour renforcer le diagnostic et le profil de la pauvreté''.
En effet les précédentes réalisées en 1992 et 1999 avaient, par exemple, fourni des informations précieuses aux communicateurs sur les habitudes d'écoute des femmes au village pour mieux cibler le temps de diffusion de leurs messages, s'ils souhaitent des changements de comportements pour le développement dans les secteurs sociaux comme l'éducation, la santé, l'eau et l'assainissement, notamment.
Exemple,Selon l’EDS de 1999, seul un tiers des jeunesconnaissait des infections sexuellement transmissiblesautres que le VIH/SIDA et 15% ne connaissaient aucune manière de prévenir les ISTs, y compris le VIH/SIDA. Lesjeunes guinéens ont tendance à se soigner eux-mêmesq uand ils ont une IST et en parlent rarement avec leur (s)partenaire (s).Les jeunes – surtout dans les zones urbaines-connaissent les méthodes de contraception. Pourtant,l’EDS de 1999 a montré que seulement 3% des jeunesâgés de 15 à 19 ans utilisaient une méthode moderne deplanification familiale et que 11% des garçons avaientutilisé un condom lors des derniers rapports sexuels. Lemanque d’informations exactes sur les méthodes de PF, lesrumeurs sur les condoms et la pilule, l’accès limité auxservices de santé et le manque d’information sur lesendroits où on peut obtenir les méthodes de PF étaient lesraisons principales de la faible utilisation de lacontraception par les jeunes.
En attendant de connaître les résultats définitifs de l'EDS 2005, précisons que les enquêtes EDS renseignent précisément sur la prévalence du VIH/Sida, sur la santé de la reproduction, la vaccination, l'allaitement maternel et bien d'autres domaines encore. En même temps, l'utilisation rationnelle de ces statistiques obtenues sur des bases objectives permettent de mesurer le ''gap'' à combler pour atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire, et surtout de lutter efficacement contre la pauvreté.
C'est en raison de ces éléments que l'USAID, la Banque Mondiale, l'UNICEF et le FNUAP viennent appuyer les efforts de la Guinée en contribuant financièrement à l'organisation de cette grande enquête nationale.
<Justin Morel Junior pour GuineeConakry.info</b>




















