
Vu que, selon son porte-parole, la plupart des Guinéens vivent au jour le jour. Une manière pour lui reconnaitre ‘’l’essoufflement’’ du mouvement, tributaire du sentiment de lassitude éprouvé par les populations de Conakry et en général et ceux de l’opposition en particulier.
Cette trêve unilatéralement déclarée par l’opposition ne baisse pour autant pas la tension politique. Compte tenu des difficultés liées au rapprochement des positions des deux bords politiques. Chacun s’arcboutant envers et contre tout sur ses revendications. Ainsi, pendant que le pouvoir appelle à un dialogue tous azimuts et sans préalable, l’opposition réclame l’application intégrale des accords du 3 juillet et la satisfaction de certaines exigences, avant tout retour autour de la table de négociation.
Un bras de fer qui débouche absolument sur une impasse. En attendant le lundi 20 avril prochain, date fixée par la reprise des manifestations sur toute l’étendue du territoire national. Des mouvements que l’opposition voudra ‘’insurrectionnels’’ comme pour s’assurer déboucher sur le départ du président Alpha Condé. Un scenario à la sauce burkinabé dont rêvent les opposants guinéens.
Ces manifestations pourraient bien être l’aune pour évaluer la capacité globale de mobilisation et de nuisance de l’opposition guinéenne, pour savoir comment aller plus loin.
Salématou DIALLO pour GCI
2015 – GuineeConakry.Info




















