
Ainsi, à l’exception de la ville de Labé où les différentes tendances de la société civile se sont montrées incapables d’accorder leurs violons, les structures décentralisées de la CENI ont été mises en place un peu partout à travers le pays. Avec, bien entendu, la participation de l’opposition. Pour qu’en cas d’échec du bras de fer engagé avec les autorités en place, pour exiger la tenue des élections communale avant la présidentielle, elle ne soit désagréablement surprise.
Lors de la conférence de presse qu’elle a donné le lundi à Conakry, l’instance dirigeante de la CENI a expliqué que la tenue des communales était pratiquement impossible au cours de cette année. Raison invoquée ?
Elle argumente le nombre de conseillers dans chaque circonscription est tributaire des populations totales des localités. Pour ce faire, il faut attendre la publication du résultat définitif du recensement général de la population et de l’habitat. La CENI se plaint également de l’insuffisance du nombre de magistrats pour la supervision de l’opération électorale qui
requiert, apprend-t-on la mobilisation de 334 sur les 313 qui opèrent dans le pays.
Enfin le nerf de la guerre, l’argent. Le budget national du développement ne prévoit pas le montant de 250 millions nécessaires à la tenue des communales.
Salématou DIALLO pour GCI
2015 – GuineeConakry.Info




















