
Mais d’où Idris Déby tire-t-il la force et l’assurance de prononcer ces paroles quasi prophétiques ?
A coup sûr, tout d’abord dans la force d’intervention de ses soldats dont la hargne guerrière et la hardiesse combative sur le terrain, ne sont plus à démontrer.
Et c’est même pourquoi, le président tchadien affirme avec une certitude encourageante : «Aujourd’hui, Boko Haram fuit et les soldats tchadiens le cherchent dans les bois à l’intérieur du Nigéria, aux frontières avec le Niger et le Cameroun. Boko Haram d’aujourd’hui n’est plus Boko Haram du début janvier, il a beaucoup du terrain et des centaines de ses membres. »
Avec ses 5000 soldats opérant simultanément au Nigeria, au Cameroun et au Niger, depuis quelques deux mois, engageant des opérations ponctuées par des victoires d’étapes comme celles de Gambaru et Dikwa, il est évident que les troupes de N’Ndjamena ont acquis de réelles connaissances de l’ennemi public numéro un qu’est Boko Haram.
Partant certainement des renseignements recueillis ici et là, probablement consolidés par la logistique informatique des partenaires français, les Tchadiens sont désormais en mesure de bander encore plus leurs muscles, d’où la rhétorique présidentielle : « Nous allons gagner, non pas la bataille, mais nous allons gagner la guerre totale contre Boko Haram, il n’y a pas de doute.»
Espérons tout simplement que le Tchad ne se laisse point griser par l’éclat de ses récents succès militaires, et que loin des effets d’annonce si forts, Idris Déby frappe Boko Haram au cœur même de ses forces, comme il le promet si solennellement. Pour le bien du Tchad et de toute l’Afrique !
Maria de BABIA pour GCI
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