
Dans son discours de circonstance, Mme Michèle Sona Koundouno, directrice du FECPA, a tout d’abord tenu à rappeler que « combien les femmes de Guinée ont de manière informelle et dynamique pris des initiatives dans le but de la consolidation de la paix et la gestion des conflits ». C’est pourquoi dira-t-elle, cet atelier « vient s’ajouter à cette série d’entreprise déjà réalisées par les femmes de Guinée ».
La particularité de ce projet dénommé ‘’ Sous le Baobab’’ avec les femmes affirmera la directrice du FECPA, a pour référence entre autres : « la charte de Kouroukanfouga qui présente le grand et l’immense rôle joué par les femmes dans les différentes luttes de résistances dans l’empire du Manding ; la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies portant sur ‘’femmes, paix et sécurité’’ qui soutient en son 2ème pilier que les femmes doivent être prises en compte à tous les niveaux de prises de décision et de toutes les manières.
Partant de ces normes, le centre FECPA, à travers sa directrice, a jugé nécessaire « d’impliquer les détenteurs de la tradition guinéenne que sont les griots, les premières éducatrices que sont les anciennes normaliennes de Guinée et le département de Sociologie…pour amener les femmes à participer au débat sous le baobab avec les hommes ».
Cette stratégie a-t-elle estimée, consiste à outiller suffisamment les femmes bénéficiaires de ce projet, ainsi la qualité de cette collaboration, à coup sûr, constituera un bloc fort pour la participation des femmes à la consolidation de la paix et au dialogue en Guinée.
Tout en s’engageant en collaboration avec ses partenaires nationaux, le centre FECPA veut imprimer une nouvelle marque à la participation des femmes au dialogue en Guinée . Et la mise en œuvre de ce projet prendra en considération cinq grandes villes considérées de villes-martyres, ou de villes-témoins ou encore, de villes-victimes ayant connu des événements les plus meurtriers ou encore les plus violents au cours des différents soulèvements produits en Guinée… Ces villes sont à la croisée de plusieurs cultures et donc plus exposées à des conflits. Ce sont : « Conakry notamment, Kindia, Mamou, Siguiri et Guéckédou ».
Rappelant les articles 14, 16 et 28 de la charte de Kourou Kan Fouga, lesquels ressortent essentiellement le rôle déterminant joué par les femmes dans les sociétés africaines, M. Lansana Condé, du Réseau national des Communicateurs traditionnels (RENACOT), a préciser que : « loin d’être un rêve d’aventurier, le projet d’association de la femme à la prise de décision doit s’inscrire au régistre de la restitution des droits confisqués ».
Pour le Conseiller politique de l’Ambassade des Etats-Unis en Guinée, M. Caleb Goddard, « le département américain se réjouit du lancement des activités de mise en œuvre du projet Sous le Baobab avec les femmes ». Cet accompagnement des femmes de Guinée à travers ce projet dira le diplomate américain, « est l’expression de notre volonté à faire davantage participer les femmes au processus de paix et à la sécurité dans le monde ».
Enfin, du côté du ministère des Affaires sociales, de la Promotion féminine et de l’Enfance, représenté par son Secrétaire Général, M. Moriba Ramos Camara, « cette initiative est un signe fort de la volonté des organisations de la société civile guinéenne à travers les femmes, de prendre part de manière efficace aux processus de consolidation de la paix en Guinée ».
Cet atelier prend en compte notre préoccupation nationale relative à la résolution 1325. Une résolution qui légitime politiquement le rôle des femmes dans la paix, la sécurité, la gestion des conflits et post-conflits. Elle confirme aussi la nécessité de l’intégration du genre dans les opérations humanitaires, le désarmement, la démobilisation et la réintégration.
Pendant ces trois jours de formation, les communications seront axées autour des thèmes suivants : ‘’Sous le Baobab avec les femmes’’ ; ‘’Carte des conflits en Guinée’’ ; ‘’Prévention des conflits’’ ; ‘’Résolution des conflits’’ ; ‘’Collecte de l’information sur la paix et la sécurité’’ ; ‘’Mise en place du cadre de concertation’’.
Lamine Camara pour GuineeConakry.info




















