
Comme annoncé, le procès de l'ancien leader tchadien, s'est ouvert effectivement ce lundi à Dakar, en présence forcée, d’Hissène Habré, en personne, malgré la contestation véhémente de ses supporters. Pour beaucoup c’est l’aboutissement de plus de 15 ans de combat pour que justice soit faite.
Habré évacué
Les Chambres africaines extraordinaires chargées de procès engagent sur des chapeaux de roue, ce moment judiciaire traite d’historique par tous les spécialistes, et qui ne démentiront certainement point les espoirs place en elles.
Une première journée agitée qui obligera à une pause de trois heures pour faire baisser la tension et retrouver la sérénité digne d’une telle audience. Dans ce brouhaha généralisé, Habré sera évacué. Les avocats, le président du tribunal, les témoins trépignent tous d’impatience, cependant, ils devront encore patienter, car la stratégie du silence choisie par Habré, ne va pas leur faciliter la tâche.
Les yeux dans les yeux
Même si pour Me Jacqueline Moudeïna, présidente de l’ATPDH et avocate historique des victimes, le fait même que se tienne ce procès a une valeur symbolique sans pareille. Que les victimes puissent parler en présence de leur bourreau, a une force de décharge psychologique qui est une espèce de réparation pour ces personnes qui ont vécu des drames qu’eux seuls peuvent expliquer, ‘’les yeux dans les yeux’’.




















