
Aussitôt, les avocats Me Frédérick Sidibé et Me Thierno Ousmane Tall avaient interjeté appel. Mais pas seulement, le procureur de la République, n’étant pas lui-même satisfait du verdict avait fait de même.
En fait, Me Sidibé dit avoir été surpris par la teneur de cette décision judiciaire, dans la mesure où selon lui, « toutes les preuves matérielles sont là pour attester de l’existence de la diffamation ». Selon lui, « les propos rapportés dans les colonnes de “Le populaire” et dans la lettre que nous avons présentée à l’attestent ».
Sauf que les juges avaient, quant eux estimé, parlant justement de l’article en question, que « le prévenu ne s’était jamais exprimé dans ce journal ». En ce qui concerne, la lettre, les mêmes juges ont cru que « ce n’est pas en son nom personnel qu’il (Elhadj Bouna Keïta, NDLR) a adressé cette lettre au président de la République mais plutôt au nom de sa société qui constitue une personnelle morale ». C’est donc sur dans cette subtile et tenue distinction entre personne physique et personnelle morale que le verdict aura puisé son fondement.
Ce avec quoi, Me Sidibé n’est pas du tout d’accord. « Une telle distinction n’est admissible qu’en matière civile et pas du tout dans le cas qui nous concerne ». Et c’est pourquoi lui et son collègue ont, au nom de leurs clients, fait appel de la sentence. C’est ainsi que la seconde phase du procès a débuté le 25 février dernier et se poursuivra le 25 mars prochain, avec la comparution des témoins qu’Elhadj Bouna Keïta a promis de faire venir à la barre.
Bien que n’ayant pas du tout compris ce qui avait guidé les juges en première instance, Me Sidibé se dit optimiste pour ce qui est du procès en appel. Dans tous les cas, lui et son collègue promettent d’y employer tous les moyens légaux.
Enfin, il est à préciser que la pomme de discorde qui sous-tend cette procédure porte sur de prétendus diamants estimés à 1999 carats et dont la valeur atteindrait 2.5.00 000 dollars US. Dans la lettre évoquée précédemment, Elhadj Bouna Keïta accusait l’ancien président de la Transition et son ami de lui avoir ravi les diamants en question. Le général Sékouba Konaté les lui aurait arraché de force avant de les confier à Roda Fawaz.
GCI suit pour vous.
© Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















