
Cette date du samedi 10 décembre sera à jamais gravé dans la mémoire d’Ellen Johnson Sirleaf, de sa compatriote Leymah Gbowee et de la Yéménite, Tawakkol Karman. En se voyant remettre leurs médailles respectives ainsi que le chèque de 10 millions de couronnes suédoises, soit environ un million d’euros qu’elles devront se partager, les trois femmes symbolisent enfin la reconnaissance mondiale du combat et des efforts que les femmes du monde entier ne cessent de consentir pour garder notre planète en paix.
Il est vrai que de tout temps, la femme a été assimilée aux sentiments les plus nobles. Mais il est également vrai que quoiqu’important, son rôle dans l’extinction des nombreux foyers de conflits à travers le monde, n’avait pas toujours été reconnu et proclamé comme cela se doit à la face du monde. Manifestement, c’est cette injustice que le comité Nobel s’est fait le devoir de corriger. On ne peut que s’en féliciter.
Pour ce qui du continent africain, il est à espérer que les exemples d’Ellen Johnson Sirleaf et de sa compatriote, soient des stimulants pour les millions de leurs sœurs qui peinent à sortir du carcan du complexe d’infériorité qu’elles endurent, du fait d’une certaine domination masculine outrancière Ellen Johnson Sirleaf et Leymah Gbowee ne sont que deux. Or, dans la plupart sinon dans tous les pays africains, les femmes représentent plus de la moitié de la population. Si donc, toutes devaient s’impliquer pour leurs pays respectifs renoncent aux tendances bellicistes pour retourner leurs armes contre les fléaux de la misère, de la famine, des épidémies et plus globalement contre la pauvreté et le sous-développement, il n’y a aucune raison que le défi ne soit relevé.
Il ne sera même nécessaire de recourir à des procédés extrêmes à l’image de l’originale « grève du sexe » dont avait usé Leymah Gbowee pour faire cesser les atrocités dans le Liberia voisin. Il suffira juste que, procédant avec intelligence, délicatesse et résolution usant de l’extraordinaire sensibilité dont elles sont dotées, les femmes africaines s’emploient à communiquer à leurs frères, époux ou pères, leur compassion, leur humilité et leur grandeur d’âme.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















