
Les syndicats ont préféré annuler, le point de presse et aller rencontrer le président de la république. Mais, de quoi pouvaient-ils discuter avec le président Alpha Condé à ce sujet ?
Même si ce dernier a voulu « recadrer » son premier ministre, qui a clairement sous-entendu l’impossibilité de l’éventualité de la baisse du prix du carburant, les « malheureux » syndicats sembler s’être fait doubler une nouvelle fois.
En affirmant que le gouvernement respectera ses engagements pris lors des dernières négociations tripartites, peut-on s’attendre à une avancée de la part du président Condé ?
Quand on sait que lui-même a affirmé à plusieurs reprises, lors de négociations, qu’une réduction du prix du carburant, n’était pas envisageable. Cependant ce dont nous pouvons éventuellement être sûr, c’est que le président va en profiter une nouvelle fois pour « faire marcher » nos ‘’pauvres syndicats’’, en les désarmant plus qu’ils ne le sont déjà, par l’argumentaire-fétiche de contraintes liées aux engagements avec les institutions de Breton Woods.
Dans son intervention en conférence de presse, le président est d’ailleurs allé dans ce sens, en ridiculisant astucieusement, que dis-je ! En encensant les syndicalistes et en les rappelant ce qu’il attend d’eux : « Je félicite le syndicat, ils sont des patriotes, ils ont été responsables. Ils savent que si on ne clôture pas la huitième revue avec le FMI, on va tomber dans une situation catastrophique. Donc, en aucun cas, le premier ministre ne s’est adressé au syndicat… ».En attendant, les travailleurs guinéens syndiqués ne savent plus à quel syndicat se vouer. Mais à leur leur sortie d'audience présidentielle, les syndicats se sont dit ''apaisés par les propos du Chef, qui a promis de satisfaire à leurs revendications; tout en les invitant à la reprise du dialogue avec le gouvernement.''
La situation actuelle des contrepouvoirs démocratiques est telle qu’il n’existe ni société civile crédible, ni de syndicats crédibles, ni d’opposition crédible, ni de justice crédible, ni d’Assemblée crédible, ni, ni, ni, et encore ni... Dans ce cas de figure on peut naturellement et tranquillement nourrir des ambitions révisionnistes.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
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