
En plus de la fermeture du centre, le tribunal ordonne également le gel de son compte bancaire et la saisie de ses véhicules pour dédommager l’infirmière qui a été victime du licenciement arbitraire. Les faits remontent à 2013, quand l’infirmière, Madeleine Hawa Yombouno, a été définitivement licenciée du centre Dream, et a porté plainte contre le service. D’abord à l’inspection générale du travail, avant d’ouvrir un feuilleton judiciaire dans les cours et tribunaux de Conakry. Le procès est finalement remporté par Madame Yombouno, et le tribunal avait demandé 111 millions de francs guinéens au centre Dream pour le dédommagement de la licenciée.
C’est suite à la non mise en application de la sentence rendue par le tribunal, que l’huissier de justice et l’avocat de la dame ont saisi le compte bancaire et les véhicules du centre. Du coup les activités de prise en charge des malades vivant avec le VIH, sont arrêtées. Le centre était dans l’obligation de fermer le lundi 12 octobre dernier, faute de moyens pour poursuivre ses activités.
Naby Bangoura qui est le responsable logistique du centre Dream explique : « l’infirmière Madeleine a failli aux règlements régissant le fonctionnement de la structure, en traitant clandestinement un patient hors du service, mais en lui soutirant aussi de l’argent. Ce qui est sévèrement sanctionné par notre centre », a-t-il expliqué.
Face à cette situation qui met en danger la vie des patients pris en charge par le centre et qui ne pouvaient donc plus recevoir depuis le lundi 12 octobre les ARV, ces derniers ont protesté jeudi dernier contre cette décision de justice, en se rendant chez la Première Dame de la république, qui a alors mis à la disposition du centre un véhicule 4/4, afin de permettre au centre Dream de ravitailler en ARV, entre autres ses unités de Matoto, Dubréka, Coyah (Fassia).
Les autorités au plus haut niveau, en l’occurrence le Premier ministre et le ministre de la santé, sont attendus ce lundi 26 octobre dans ce centre, pour tenter de dénouer cette crise qui met en danger la vie de plus de six mille personnes qui y sont prises en charge.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
© 2015 – GuineeConakry.Info




















