
Avec bien naturellement l'observance des règles qui régissent la déontologie et l'éthique du métier.
C'est exactement à cela que Mohamed Fofana du Groupe de Presse ‘'L'Indépendant'' voulait se conformer quand, pour recouper les informations, il s'est rendu le lundi 10 mai 2010 au siège de Soguitrans, confrontée depuis la mise à sa disposition des 100 bus du gouvernement Kouyaté. Un déplacement qui en valait vraiment la peine, quand on sait que la situation qui secoue cette entreprise semble s'expliquer par la gestion calamiteuse d'un patrimoine national, qui réduit les capacités de mobilité des Guinéens. Avec des bus immobilisés dans la cour affectée à la société au quartier Matoto.
N'est-ce pas que les compatriotes qui passent tout leur temps aux heures de pointe au niveau des plaques, doivent savoir que sont devenus les 100 bus du gouvernement de consensus?
Ce qui n‘est pourtant l'avis de la toute puissante directrice générale de Soguitrans, Madame Sangaré, qui a tout d'abord sermonné notre confrère avant de le faire cueillir par des sbires acquis à sa cause. Il a été conduit manu militari au PM 3 de la gendarmerie nationale, ses enregistreurs et autres matériels de travail confisqués.
Le seul tort de Mohamed Fofana est d'avoir voulu bien faire son travail. Au moment où le CNT vient d'adopter la loi sur la presse, qui note en lettre d'or la dépénalisation des délits de presse. Mais comment peut-on parler de délit quand l'article n'est même encore rédigé?
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















